
MACH prend de l’altitude
Pour mettre les choses au clair, M.A.C.H. veut dire Modified Air Combat Heroes.
MACH nous propose un jeu de course 100% arcade mais avec la prise en charge de l’altitude. Il faudra la prendre en compte car les circuits proposent des descentes vertigineuses dans des souterrains pour remonter à la surface et repartir dans les airs pour s’élever au dessus d’un barrage d’eau !
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A part son élément d’altitude, MACH n’est vraiment pas très original en reprenant des éléments qui ont fait la gloire de Mario Kart. Parmi les bonus qui couvrent la route, on aura le droit au simple missile, à l’invincibilité, le missile télécommandé qui s’active tout simplement en enfonçant le bouton « L » pour locker l’ennemi, etc. Vous avez aussi une barre qui s’augmente au fur à mesure pendant la course. Cette barre c’est le boost qui est à votre disposition tout le temps, mais il faudra l’utiliser à bon escient car cela vous permet aussi d’esquiver les missiles en effectuant une vrille en appuyant sur « O ». Donc si vous utilisez tout le boost, vous serez une cible facile car il faut un petit moment avant que la barre se recharge à un niveau minimum.
Mais il n’y a pas que des courses dans MACH. Il y a aussi des « Dogfights », un système d’arène dans laquelle chacun se tirera dessus pour avoir le plus grand score. Votre avion sera par contre équipé d’une mitrailleuse en plus des bonus qui seront sur l’arène. Je ne comprends pas pourquoi les développeurs n’ont pas inclus la mitraillette dans le mode course. Cela aurait donné plus de piquant au jeu…
Rien de nouveau, que du vieux…
Le jeu se compose d’un mode arcade, carrière, challenge et multi-joueurs.
Le mode carrière se constitue d’un enchaînement de niveau de difficulté. Vous commencez dans la section « Rookie » qui se compose de plusieurs championnats. Si vous gagnez tous les championnats vous débloquerez la section Pro et ainsi de suite… Il existe 5 sections (rookie, pro, ace, elite et héro). Le degré de difficulté évoluera en fonction des sections. Plus faciles à abattre au début, les adversaires dans les sections supérieures n’hésiteront plus à vriller pour éviter vos missiles et seront plus coriaces à dépasser. Après chaque championnat remporté, vous gagnerez un nouvel avion dans votre garage. Pour augmenter ses performances, Kuju a mis en place un système d’achat de pièce avec l’argent remporté pendant vos courses. Vous aurez à votre disposition un ensemble de pièce qui customisera votre avion, du moteur à l’aileron jusqu’au stockage d’armes. Si vous avez encore de l’argent en trop, vous pourrez décorer votre avion avec divers décalcomanies ou carrément changer la couleur.
Le mode arcade est très basique. On choisit une course ou un « Dogfight », son avion, son circuit et c’est parti … Bref, un mode pour passer son temps 5mn.
Le mode challenge, vous demande de relever divers défis comme récupérer un maximum de pièces sur un circuit ou éliminer le plus d’avions pendant un « Dogfight » à la mitraillette.
Enfin, le mode multi-joueurs permet de jouer en réseau avec un seul jeu, sept personnes, en course ou en « Dogfight ».
Comme Willy, dépasse le mur du son
La vitesse d’animation est excellente, même en bluffant le joueur en ajoutant un effet de vitesse. Un peu sceptique au commencement, attendez d’avoir équipé vos avions d’un plus gros réacteur et mettez le turbo dans les galeries souterraines. Vous allez être surpris !
Kuju rajoute aussi à son soft des petits effets sympathiques à l’œil comme un effet de gouttelette d’eau sur l’écran de votre PlayStation Portable quand vous pilotez en raz motte près de l’eau ou l’effet de brouillard quand vous pilotez dans des grottes enneigées. Les graphismes et la modélisation des avions futuristes sont très bien réussis. On remarque les changements lors de la customisation de l’appareil lorsqu’on achète des plus gros moteurs, etc. Certains circuits sont magnifiques, on s’amuse à raz motter sous les ponts ou zigzaguer entre les pilonnes de pierre. Par contre, la plupart des « Dogfight » sont assez pauvres et vides…
Comme on l’a dit, MACH est un jeu vraiment très arcade. On le ressent tout de suite dans la jouabilité. L’avion tourne assez sec, ce qui donne une maniabilité assez houleuse. On tape souvent les murs mais rien de grave, l’avion n’explosera pas pour autant. Il faudra vraiment se prendre un mur de face pour que l’avion se crash…
Y a-t-il un pilote dans l’avion ?
On se le demande, car on s’ennuie ferme… Avec 5 circuits et 5 thèmes différents (mode renverse non inclus), c’est qu’on n’a pas trop envie de continuer l’aventure du mode carrière. Certes, les circuits sont très beaux mais le jeu manque de vie, d’animation… On est blasé d’accomplir des championnats qui se ressemblent inlassablement pour débloquer de nouveau avions de chasse qu’on n’utilise même pas…
On aurait aimé avoir un copilote qui annonce l’arrivée des missiles ou voir même une musique un peu plus rythmé du même style que WipeOut pour donner un peu plus de pèche au jeu qui lui fait grand défaut.
Avec des vidéos qui avaient enthousiasmé de nombreux joueurs, Kuru signe un jeu vraiment accueillant au premier abord mais qui s’écroule après quelques heures. Ce n’est pas avec ses maigres modes de jeu que MACH sortira la tête des nuages…