
Cela fait un bail que l’on a pu vu de Beat’em all sur une console… Ce style de jeu était très apprécié autrefois avec des légendes comme Final Fight ou Street of Rage. Mais le Beat’em all a vraiment eu du mal à passer à la 3D… Voilà que Rockstar se test à ce genre de jeux pour le bonheur de tous ! A noter que ce jeu est disponible depuis plus d’un an sur PS2 et Xbox, mais là n’est pas le propos.
Ce n’est pas pour toi fiston !
Sorti il y a quelques mois sur PlayStation 2 et Xbox, Rockstar ne s’arrête pas en si bon chemin en proposant The Warriors aux possesseurs de la PlayStation Portable. Tiré d’un vieux film des années 70 qui sera remis au goût du jour au cinéma par Tony Scott, Rockstar s’inspire de cet univers pour nous pondre un jeu de castagne.
Comme à son habitude avec la série des GTA, Rockstar nous a concocté un jeu vraiment violent et grossier à souhait grâce à son studio de Toronto. Oui, le jeu a reçu le pictogramme « interdit au moins de 18 ans » par la PEGI et on comprend pourquoi après 10 mn de jeu.
Retour dans le passé…
Le studio de Toronto a bien potassé le film. L’univers et le character design sont identiques à ce dernier, d’ailleurs certains accrocheront et d’autres pas. La scène 3D au début reprend fidèlement l’intrigue du film. Cyrus, le leader du plus important gang de New York veut réunir tous les gangs de la ville en un seul endroit pour demander une trêve absolue et une unification des gangs. Ainsi, son objectif est de prendre toute la ville. La discussion sera de courte durée… Cyrus se fera assassiner lors de son discours. Les Warriors seront accusés à tord et attaqués par toutes les autres bandes rivales ! La seule solution est de revenir vivants dans leur territoire.
Le jeu ne commence pas après cette séquence, mais quelques mois avant comme un flash-back pour montrer l’évolution du gang jusqu'à la réunion.
Comment t’as mal aux dents !
Rockstar Toronto nous a vraiment fait sentir l’atmosphère brutale qui se dégage du jeu. Avec un univers assez sombre, on se prend vite au jeu en éclatant la tête des gangs rivaux. Le panel de coup est raisonnable : coups légers, brutaux ou choper l’adversaire. Une préférence pour choper l’ennemi surtout quand vous êtes près du mur, brutal à souhait ! Vous apprendrez tranquillement tout ceci lors de la première mission qui se traduit bien par une mission d’entrainement. On peut aussi ramasser de nombreuses armes par terre qui vont du couteau, au cocktail Molotov ! Une jauge de rage est aussi disponible pour augmenter vos dégâts. The Warriors ne vous propose pas uniquement de taper dans le tas. Pendant les phases du scénario, vous aurez plusieurs minis épreuves qui vous changeront du quotidien comme la fuite à pied avec une camionnette qui vous poursuit dans votre dos !
Le moteur graphique est celui de GTA PSP avec quelques améliorations, sans être transcendant toute fois. L’univers est assez pauvre et les textures bien pourries. Mais ce n’est pas sur cela que l’on s’attardera. Certains éléments des décors sont destructibles lorsque l’on tape dessus, ou encore mieux en envoyant la tête de l’adversaire au travers. On peut faire pivoter la caméra autour du héros, ce qui est bien utile car elle ne se positionne pas toujours du bon coté… Assez contrariant car de nombreux adversaires sont à l’écran et on ne sait pas où l’on tape même avec la visée manuelle.
Comme à l’accoutumée de Rockstar, les dialogues sont en anglais sous-titrés français. Sur certaines séquences vidéo in-game, les sous-titrages ont été oubliés… Les musiques sont bonnes mais on ne les écoute guère dans le jeu. Les bruitages sont sympas, avec un petit faible pour quand l’adversaire vomit du sang lorsqu’il meurt !
The Warriors aime GTA !
The Warrior reprend quelques éléments de GTA. Après chaque niveau, vous revenez dans votre base. C’est à vous de choisir si vous voulez commencer la mission suivante, vous entrainez pour augmenter vos caractéristiques, vous baladez dans la ville (qui n’est pas aussi gigantesque que GTA), accéder à un mode baston ou même à une borne d’arcade qui est excellente !
Dans le mode solo, on vous proposera moult épreuves comme d’aller d’un point A à B, voler des autoradios et saccager des boutiques. Les épreuves ne sont pas très originales mais vous mettent en haleine jusqu’au boss du gang tout en suivant la trame scénaristique. Surtout que des missions bonus seront également présente comme taguer les tags adverses pour débloquer divers bonus. Mais il faudra braquer des magasins ou voler des autoradios en cours de mission pour récolter de l’argent pour acheter des bombes de peinture. Le scénario vous propose de bastonner avec divers membres du gang. Chacun a sa propre technique, cela évite une répétition de l’action mais la diversité des coups n’est pas assez flagrante. Bref, il y a de quoi faire. Il faudra compter une dizaine d’heures pour effectuer les missions principales. Après, vous trouverez de nombreuses missions annexes en vous baladant en ville.
Un mode coopération est aussi de la partie, et vous permettra de mettre à feu et à sang la ville en duo. Par contre, quand vous vous éloignerez l’un de l’autre, l’écran se splittera en deux, pas particulièrement agréable…
Beat’em all, blason restauré !
Rockstar s’est attaqué à un style de jeu avec succès ! Souvent développé par les sociétés nipponnes (Avec Koei en tête), les beat’em all autres que historiques (Sengoku Musou et consorts) ont vraiment du mal à passer à la 3D. Rockstar a réussi à nous concocter un jeu vraiment brutal avec un univers qui pourra en repousser plus d’un en ajoutant des éléments qui ont fait le succès de GTA ! Avec une durée de vie assez bonne en comptant toutes les missions annexes, la borne arcade et le mode baston, Rockstar signe avec The Warrior un excellent jeu mais pour un public averti !