
Que vous ayez des amis ou pas, il arrive que devant votre Xbox 360 vous vous disiez qu’un Mario Party, c’est quand même bien fanfare. Et là commence ce problème existentiel : Mario Party n’est disponible que sur consoles Nintendo. Et puis, une lueur d’espoir va habiter votre regard quelques secondes : et si Hudson Soft, développeur des Mario Party, développé un Party Game sur votre console blanche favorite ? Et bien c’est le cas, puisque l’on trouve désormais dans le commerce le déjà pas célèbre Fuzion Frenzy 2.
Disponible pour la modique somme de 40/45€, ce jeu pourrait au premier abord s’annoncer comme un écart de conduite dans la ligne éditoriale de Microsoft. Et pourtant, il y a un potentiel que l’on vous dévoilera à la fin de ce test !
Disponible aux US, et chez nous dans le courant du mois de février, voici un jeu qui fera couler beaucoup d’encre tant on ne s’y amuse pas. Tout commence par les bases du jeu. Finit le plateau à la sauce Mario Party, ici on nous propose d’entré directement dans l’arène. Avec un présentateur télé qui arrive dans son costume, tel la Mère Denis avec son balai, tout clinquant (Sans doute est-il habillé par un grand couturier, l’histoire nous apprendra qu’un jour, les néon autour du coup, ça sera de l’art…) et tout fier de nous inviter à son jeu de télé réalité. Une fois votre personnage sélectionné, vous allez devoir choisir des cartes bonus. Sorte de remplacement des Objets que l’on peut acquérir dans tout party game qui se respecte, ces cartes vous permettront de multiplier votre score, ou de voler les autres cartes des joueurs… Le tout ayant pour but de vous propulser au sommet du classement. Car comme dans tout jeu de ce type, il y a un seul et unique but : marquer des points pour être le premier.
Et c’est dès maintenant qu’on touche le fond. Un joueur expérimenté, qui aura gagné à tous les jeux, peut très bien ne jamais être récompensé, en ayant ses points volés par ses adversaires. Il ne faut pas oublier que ce genre de jeu est là pour détendre l’atmosphère, et la vitesse à laquelle les points peuvent décoller sont à double tranchant. Autant un joueur ayant de la chance et jouant mal a une chance de se rattraper, autant un bon joueur va se retrouver dernier sans pouvoir se défendre. Ridicule. On est loin de l’équilibre de jeu que propose Mario Party, référence du genre.
Si le cœur vous en dit, vous allez avoir droit à une partie composée de 2 à 5 manches gagnantes. Le but étant de remporter des planètes à la fin de chaque manche. Chaque planète a ses propres mini-jeux, et donc son propre style. C’est sans doute la seule fois où le jeu ne vous fera pas regretter votre achat. Non seulement les jeux sont bien classés, mais surtout ils vous permettront de choisir les planètes que vous souhaitez remporter en fonction de vos aptitudes. Pour des jeux violent, où il faut être rapide et précis, c’est avec la planète de lave qu’il faudra joueur, pour des jeux plus calmes concentrez-vous sur la terre. Enfin une chose qu’on ne trouve pas dans les autres jeux du genre. Il était temps.
Malheureusement, la joie est de courte durée. Passé ce cap fatidique du choix de la planète, voici venu le temps du choix des mini jeux… Et autant le dire : non seulement il ne sont pas si nombreux que ça, mais en plus vous en retrouverai certains qui sont sensiblement similaire d’une planète à l’autre, avec juste quelques aménagement pour le fun. Et là où c’est le plus attristant, c’est que la plupart de ces mini-jeux sont très imprécis. Non pas que vous deviez aller à droite pour que le personnage aille à gauche, mais que parfois un objet n’étant pas en face de vous va atterrir dans vos mains. Pas très gênant en soit, mais ça ne fait pas très sérieux pour un jeu sortant sur une console de nouvelle génération pourtant définie comme simple à dompter pour les développeurs.
Mini-jeux insipides, présentateur télé navrant dans ses discours, nombre de jeux disponible assez réduit. Vous l’aurez compris, Hudson n’est pas toujours aussi prolifique que dans ses Mario Party. Certain y trouveront pourtant un plaisir que l’on n’aurait pas soupçonné au début : le lancé de dvd peut remplacer un freesbee : et c’est la classe de jouer avec un freesbee tout peinturluré. La voilà, la réelle vocation multijoueur de Fuzion Frenzy 2. Enfin, il y a tout de même un mode Xbox Live, mais il n’a rien à envier au jeu en solo ou avec des potes qui vous rejoigne directement dans la même pièce (ce qui reste quand même le plus drôle, malgré les efforts entrepris sur le Xbox Live). Fans du premier opus, foncez. Le jeu est aussi bien réalisé, la dynamique d’enchaînement des jeux en moins. Pour les autres, passez tout simplement votre chemin face à ce jeu très médiocre. Enfin, au moins c’est déjà plus intéressant que ce navet de Dead or Alive Xtrem 2 qui ne nous a même pas suffisamment motivé pour en rédigé l’article : un gage de qualité pour ce Fuzion Frenzy 2 ?