
Depuis sa première présentation, Gears of War est le jeu 360 le plus attendu. Prés de 18 mois plus tard, il est enfin là, entre nos mains avec toutes ses promesses. Qu’en est il vraiment ? Laissez votre bestialité ressortir et bienvenue sur la planète Sera.
Planète Sera, dans un futur proche. L’invasion Locust est à son comble et va falloir y mettre un terme avant d’en arriver au point de non retour. C’est pour cela que l’armée de la coalition n’a pas d’autre choix que de faire appel à Marcus Fenix, l’homme qui pourrait être le dernier espoir de l’humanité.
Welcome to the hell
A peine l’aventure commencée, on se prend une méchante « gifle ». Le titre est juste sublime. Que ce soit au niveau des décors ou des personnages, tout est propre et d’un degré jamais atteint sur console et que ce soit en basse définition ou en HD. Et c’est ainsi durant tout le jeux, de la première seconde jusqu’au combat final, on s’en prend plein les rétines. C’est bien simple, on atteint une qualité graphique très proche des scènes cinématiques que l’on a eu jusque là sur la précédente génération. Epic a monté la barre très haut et nous fait véritablement entrer dans la nouvelle génération. Jamais un titre de ce style nous en a mit autant dans les yeux. L’univers proposé est proche de celui que l’on retrouvait dans RE4, l’équipe derrière le jeu étant fan du titre de Capcom. Que ce soit pour les environnements ou pour le choix des textures et couleurs, GOW rend en quelque sorte un hommage au dernier épisode des Resident Evil.
Mais GOW n’est pas simplement beau, sublime, magnifique… mais offre aussi une animation exemplaire. Le jeu ne rame jamais même en plein cœur d’un gun fight au beau milieu d’une ville dévasté. Même lorsque l’on est submergé par des hordes d’ennemis, ça reste d’une fluidité exceptionnelle. On s’y croirait tant le titre offre un haut degré de « réalisme » et l’on est « dedans » dés les premiers pas.
Même constat pour la partie sonore, surtout si vous êtes équipé avec une installation 5.1. Que ce soit au niveau des bruitages, de la musique et du doublage, tout est très réussi et est fait pour que le joueur vive véritablement l’aventure. GOW est véritablement une réussite technique, un cran au dessus de nos espérances et, de ce coté la, le premier véritable titre pouvant se targuer de prendre l’appellation de « killer app next gen ».
Un monde de brute
Mais GOW n’est pas qu’une réussite technique, son game play est des plus instinctif, simple à prendre en main et limite jouissif. Le bouton A sert à presque tout et simplifie grandement la maniabilité, sans la rendre simpliste. Se mettre à couvert ? Une simple pression du bouton A suffit, restez appuyer dessus permet de courir (les effets lors de la course donne l’impression que l’on vit un reportage, un peu comme si une tierce personne filmait l’aventure, caméra à l’épaule). On dirige son personnage avec le stick de gauche et la vue avec celui de droite. Les gâchettes permettent de zoomer pour celle de gauche et tirer avec celle de droite. Le changement d’armes se fait avec la croix de direction, déclencher la tronçonneuses fait sur une simple pression du bouton B et, « charcuter » du locust procure une sensation de puissance qui contraste avec ce sentiment d’oppression que l’on ressent lorsque l’on parcourt les différents lieux du titre. L’armement n’est pas spécialement conséquent mais chaque arme est efficace. Pour ne pas vous gâcher le plaisir de la découverte je n’en dirai pas plus sauf que le fusil à pompe est fatal et la tronçonneuse extrémement additive, l'utiliser une fois et on est de suite accro.
Pour recharger, il faut appuyer sur RB une première fois puis, une fois la barre de recharge affiché, ré appuyer au bon moment sous peine d’enrailler son arme, ce qui nous rend vulnérable quelques secondes qui, parfois pourrait s’avérer fatal. Ce système de recharge apporte une tension supplémentaire lors des affrontements. Mais la présence d’équipiers (au nombre de trois, avec des passages où l’équipe se divise) est toujours « rassurant » et permet de monter des tactiques pour toujours avoir le dessus sur les armées locust. Et, malgré ce qu’il peut laisser transparaître, GOW n’est pas un énième titre bourrin mais, au contraire est très tactique et laisse peu de place aux erreurs. Foncer dans le tas est suicidaire et n’est jamais la bonne solution sous peine de mourir à chaque rencontre hostile.
A long way to the end
Lorsque l’on commence le jeu, on a le choix entre deux modes de difficulté, recrue et vétéran (facile et normal) auquel s’ajoute un troisième une fois le jeu terminé une première fois, le mode dément. Suivant la difficulté choisie, la durée de vie diffère légèrement. Il faut compter environ 6/7 heures pour le terminer en easy, ce qui constitue le gros point faible du titre : sa durée de vie. Si en vétéran ou en dément, les choses s’arrangent légèrement, le titre laisse quand même un goût de trop peu une fois l’aventure solo terminée.
Mais EPIC nous offre un mode live ultra complet. Le mode coopération permet de faire (ou refaire) la campagne solo avec un ami en live ou en écran splitté apporte un replay value énorme. Avec ses modes death match et autres, plus classique certes mais toujours aussi efficace, on sent que GOW a été pensé pour être un titre majeur sur le X-Box live. Ce qui ne gâche rien et, contrairement à la plupart des titres du genre, le jeu est d’un niveau technique égal au mode solo. Quel que soit les modes, GOW arrive assez facilement à se hisser au niveau des références du genre.
Cependant, ce tableau idyllique est entaché par des défauts, non négligeable. Outre donc sa durée de vie de base courte, le titre souffre, parfois d’une IA perfectible, surtout au niveau des coéquipier, ce qui ne facilite pas certains passage quand on voit en face une armée bien mieux organisée. Son scénario est des plus classique et assez minimaliste mais, cela ne diminue en rien le plaisir que l’on prend pad en main.
Kill all locusts !!
Gears of War est LE titre que la 360 attendait pour prendre son véritable envole. Que ce soit dans le fond ou dans la forme, il frisse la perfection qu’on attendait de lui. Malgré quelques défauts mineurs, on tient là enfin le premier titre next gen, qui mérite véritablement cette appellation. EPIC vient de placer la barre très haute, si haute qu’il va être difficile pour la concurrence de contrecarrer avec de simples chiffres. GOW devient la référence du genre et le titre à se procurer d’urgence sur 360. On prend plaisir dés la première seconde et cela pour encore longtemps tant le live est aditif. Prosternons nous, le roi est enfin là.