
Tony Hawk (Antoine Faucon pour les intimes, NDLR) revient sur consoles next-gen dans un opus appelé : Tony Hawk’s Project 8. Le jeu est sorti un peu partout sur ps3/360/ps2 (sauf en Europe ou il n’est disponible que sur 360 et ps2 pour les raisons que l’on connaît tous), et c’est donc la version 360 qui sera à l’honneur dans ce test puisqu’Activision n’a pas jugé bon de nous envoyé les autres versions. Alors notre ami Antoine Faucon a-t-il retrouvé ses ailes perdues lors du précédents opus sur 360 ? Lisez ce qui suit pour le savoir.
Avant toute chose, il faut savoir que le skate je n’y connais pas grand-chose en fait. Mais pour une raison que j’ignore j’ai toujours été attiré par ce genre sur console. Evidement peu de jeu on pu se targuer à l’époque d’être aussi complet que Tony Hawk mais cette attirance que j’ai pour les jeux de skate me surprends vu que globalement je n’aime pas, mais alors pas du tout, cette discipline. Je vous accorde que le paragraphe du dessus est totalement inutile mais je tenais à en parler. Et puis, ça remplit notre quota de mots.
Je l’attrape par la queue !!
Tony Hawk c’est un peu au jeu de skate ce que Tiger Woods est au jeu de golf, un jeu basé sur un personnage en particulier, auquel on ajoute d’autres stars qu’on propulse dans un environnement Jackassien (Seul les fans de Jackass comprendront) où le but est de gagner du respect et donc les faveurs du père Tony.
En gros dés le début du jeu on apprend que Tony Hawk recherche de nouveaux talents pour monter ce qu’il appelle le projet 8, d’où le titre du jeu. C’est alors que vous allez créer un personnage masculin ou féminin et qu’à partir du mode carrière vous gagnerez en respect et en technique afin de vous faire remarquer de Tony Hawk pour qu’il vous sélectionne dans sa team Project 8.
Globalement il s’agît donc de faire des missions sur une carte qui se débloque au fur et à mesure de votre progression. Diverses missions vous seront proposées, du genre faire un trick particulier pendant que le photographe vous flash la tronche (façon djeuns de dire, vous prends en photo). Sinon ce qu’il faut aussi savoir c’est que le succès vous apporte la reconnaissance, et la reconnaissance peut vous offrir la possibilité de signer chez des sponsors, et qui dis sponsor dit argent, et forcément talent. Votre skateur évolue au terme de l’aventure, enfin si on peut appeler ça une aventure. Sachez juste que ses capacités évolueront de manières plus ou moins précises selon votre façon de jouer. En gros si vous êtes un cramé de Grind, c’est cette capacité qui évoluera le plus et ainsi de suite.
Et je m’explose la tronche !!
Au niveau du gameplay, on salue le retour aux sources tant attendu des fans de Tony Hawk. Finit le concept Underground des précédents volets, retour à la tradition pure et dure : du skate, encore du skate et rien que du skate. Tony Hawk’s Project 8 ne se contente pas de vous procurer un plaisir ultime et une façon de prendre la planche juste jouissive, il se contente aussi et surtout de vous balancer un bon baril de fun. C’est bien simple on se marre du début à la fin, les tricks sont excellents et le gameplay de grande classe facilite le tout. On peut aussi parler de l’ambiance du jeu, les fans de Rock Alternatif, et de Punk vont se régaler. On retrouve des morceaux très connus de la scène Rock. Au niveau des invités de cette version on retrouve le pote de toujours de notre ami Antoine Faucon : Bam Margera plus d’autres skateurs plus ou moins connus, mais j’avoue que comme je n’y connais pas grand-chose dans cette discipline il est difficile pour moi de poser un visage sur un nom.
Niveau gameplay maintenant il faut savoir que tous les boutons ou presque du pad 360 sont mis à l’épreuve. On note aussi une nouveauté l’apparition du Bullet Time, qui ralentis le temps et vous permets donc d’enchaîner les tricks avec une aisance rare. Il suffit pour l’activer soit de passer sur un logo précis afin de l’utiliser pendant un certains temps, soit de presser simultanément les deux sticks lors d’un saut, frisson et trick de folie garantis. Le jeu se prend en mains en quelques secondes, inutile donc d’avoir fait ou pas les précédents opus pour y comprendre quelque chose. Cela dit pour devenir un maître en la matière pas le choix c’est l’entraînement ou rien, il faut persévérer pour devenir le meilleur et Tony Hawk ne fait pas exception a la règle. Si les premiers objectifs aperçus dans le jeu sont relativement faciles, par la suite le tout se corse assez vite et si vous ne maîtrisez pas votre bébé, vous risquez fortement de peiner pour avancer. Surtout que contrairement aux anciens volets sur ps1/DC/N64 le jeu ne se déroule plus par niveau. Vous disposez d’une ville entière pour faire vos galipettes sur chaque bordures de trottoir, chaque câble haute tension ou encore les nombreuses rampe qui vous permettrons de très vite apprendre à dompter votre perso. D’ailleurs en parlant du perso, dommage de voir que les customisation sont au final très limitées, on n’a que trois choix de visage différents, quelques coupes de cheveux et une large paire de vêtement très tendance Skate. C'est-à-dire qu’on fait notre perso de toute pièce mais que globalement on manque de possibilité pour faire quelque chose de très fantaisiste comme à l’époque des versions ps2.
Sinon dans les grandes lignes la progressions se fait à la GTA mais avec un skate a la place du flingue : pas mal de défis à relever, comme les pros qui vous défieront, ou encore les gens qui on besoin de votre aide ect… Il est rare d’être bloqué dans le jeu, il suffit en effet de jeter un œil à la boussole pour savoir ou aller et surtout quoi faire. C’est donc toute une ville qui s’offre à vous avec son lots de surprise, comme le parc d’attraction tout simplement jouissif, il faut avouer que le level design frise le génie.
Comme un air d’Offspring…
Techniquement Tony Hawk’s Project 8 met la barre assez haut, on sent que le jeu est next gen avec de vraie textures next gen, du bump mapping à foisons, un framerate de 60 images par seconde presque constant, un alliasing relativement discret. Bref le cap est franchit on est clairement à des années lumières de ce qui se fait aujourd’hui sur ps2/xbox. Et il était temps d’ailleurs, vu que le premier épisode de Tony Hawk sur 360 était grosso modo la version ps2 en 720p. Cette fois on voit que le jeu a été d’abord développé pour les consoles nouvelles génération et sa se sent dès les premières minutes de jeux. Il suffit de se rendre vers le plus haut point possible dans le jeu afin d’observer l’immensité des lieux. La ville est gigantesque, presque parfaite et dire que tout ce terrain de jeu vous appartient…je sens déjà comme une coulée de bave sur le coin de la bouche des fans de la saga, et à juste titre d’ailleurs. Cependant rien n’est parfait, et surtout pas ce dernier épisode des aventures d’Antoine Faucon.
Une coulée de sang sur le bitume…
Cependant Tony Hawk’s Project 8 aussi bon soit-il n’est malheureusement pas exempt de défauts, dans un premier lieu on peu citer le fait que le jeu rame assez souvent en solo (et c’est pire en multi…) c’est relativement dommage, dans la mesure ou les ralentissement parviennent parfois à gêner lors des tricks. Autre défauts et pas des moindres, reste sans soucis le nombre incalculable de bug de collision, que ce soit de voir votre skateur passer au travers d’un arbre ou de voir ses jambes se fondre dans le bitume lors d’une chute est tout de même pénible. Sans compter que la physique n’est pas toujours au top et que parfois on tombe sans savoir ni pourquoi ni comment cela a pu se produire. Et surtout par moment notre perso, s’envole dans une chute digne des plus grand film d’art martiaux, alors qu’il a juste pris son pieds dans un pot de fleurs.
Antoine Faucon prend son envol !!
Eh bien au final on l’a notre Tony Hawk ultime. Si le début du jeu laisse perplexe il suffit d’avancer un peu pour voir la richesse que représente ce nouvel opus de la série des Tony Hawk. Gigantesque, maniable, joli mais pas dénué de défauts, cette nouvelle mouture du pote Tony Hawk est juste indispensable pour les fans de la saga. De plus le titre est jouable online, et ce mode s’en tire plutôt bien avec des compétions qui vous permettront de voir quelques prouesses des pros du pad. Finalement Tony Hawk’s Project 8 est juste le meilleur opus de la série et de loin, et reste selon moi une franche réussite. Bien que je conçois que ça ne plaira pas à tous, surtout que le début du jeu est assez soporifique, et que si on ne prends pas la peine de s’y investir un minimum le titre perds toute sa saveurs. Mais au final les fans vont se régaler, et les nouveaux venus devraient y jeter un œil. Après tout qui aurait prédis il y’a plus de 8 ans qu’en essayant au hasard Tony Hawk chez un ami sur ps1, que je puisse devenir aussi accro à cette série. Essayez-le c’est le meilleur moyen possible d’en voir toutes les qualités. Au final Tony Hawk’s Project 8 est une franche réussite, un titre de très bonne facture qui n’innove pas certes mais qui propose enfin le retour au source tant attendu, 100% Skateboard, 100% crash, 100% faucon (hawk), il serait bête pour les fans du genre de passer a côté vous voilà prévenus.