
Dernier article de notre série spéciale Xbox 360, et sur le jeu qui nous marque le plus cette année : Gears of War. Un titre saignant à souhait. Et comme deux avis valent mieux qu'un, vos deux reporter préférés qui sautillent toujours autant depuis l'E3, nous avons décidé de faire deux Hands-On pour le prix d'un. Bon appétit.
L'avis de Gibon :
Le jeu évènement de cette fin d’année 2006 est passé entre les mains déjà tachées de sang vidéoludique de vos deux serviteurs. Et nous fûmes déçus… de ne pas avoir pu nous enfuir avec ce jeu absolument hallucinant à tous les niveaux.
Les premières secondes de cette version d’essai montraient des gros plans des protagonistes. L’impression de réalisme est stupéfiante. Le nouvel Unreal Engine est une pure merveille gérant la lumière d’une manière intelligente : une source de lumière crée un reflet sur une armure par exemple. Cette armure devient alors une nouvelle source de lumière de moindre importance, etc… ce qui donne un naturel saisissant à la scène.
Dans le jeu en lui-même cette impression demeure. Les décors sont tout bonnement fantastiques, immenses, en constant changement grâce à de nombreux effets de particules tandis que les textures sont toutes détaillées à l’extrême. L’animation n’est pas en reste : chaque protagoniste ou ennemi se déplace, se protège, tire avec un naturel saisissant.
D’un point de vue maniabilité, rien à redire. On sent bien le poids de cette machine de guerre qu’on contrôle tandis que les actions sont faites de manière très intuitives grâce au bouton A associé au stick directionnel. A couvert, il suffit donc d’incliner le stick vers le haut tout en appuyant sur A pour sauter par-dessus l’obstacle et se mettre à découvert, etc…
Le système de reload est aussi très bien pensé et original. Il faut en effet appuyer une première fois sur RB, puis, lorsqu’une jauge apparaît, il faut presser RB une nouvelle fois afin de tenter d’arrêter une barre qui se déplace rapidement sur une zone blanche. Le cas échéant, le combattant rechargera à la vitesse de l’éclair. Si cette barre s’arrête sur une jauge grise, il mettra plus de temps à faire le plein de munition. En cas d’échec complet, l’arme s’enraillera, et on perd alors beaucoup de temps. Car même si les guerriers de ce soft sont tous tes montagnes de muscles, ils n’en restent pas moins des hommes… S’il vous prend l’idée saugrenue de foncer tête baissée, il ne vous restera que quelques maigres secondes à vivre. Il faut mieux tenter de se la jouer stratégique… Quoi qu’une approche brutale permette souvent de se servir de l’arme la plus violente du jeu : la bien aimée tronçonneuse !
Inutile de vous dire que ce jeu n’est pas à mettre entre toutes les mains… l’action est en effet extrêmement violente, sanglante, et virile. Et la tronçonneuse rentrera probablement dans le panthéon des jeux vidéos section choquant/jouissif. D’une violence ahurissante, l’action de trancher proprement son ennemi est l’ENORME claque de ce jeu (la claque de la claque en gros…).
Bref, Gears of War s’annonce comme étant une véritable tuerie (au sens propre comme au figuré). Rien à ajouter, le messie est arrivée, prosternez vous… Et marquez le 17 novembre prochain d’une pierre blanche !
L’avis de Joe :
Gears of Wars est le titre le plus attendu sur X Box 360 et certainement l’un des jeux phare de cette fin d’année. Que dire sinon, qu’une fois que l’on a essaye, il est difficile de ne pas être conquis, de ne pas s’être « mangé » une énorme gifle. C’est bien simple, le titre est sublime, magnifique, sûrement le jeu les plus abouti tous support confondu de se coté la. Que ce soit aux niveaux des textures, de la modélisation des persos, des ennemis ou des environnements, Gears of War est au dessus de tout que l’on a connu.
L’ambiance post apocalyptique est retranscrite à la perfection et le titre puise dans les mêmes tons que Resident Evil 4. Autre similitude avec le titre de capcom est le placement de la caméra. Mais, la maniabilité est plus proche d’un Ghost Recon AW mais en bien plus speed et nerveux. Un véritable jeu d’action mais avec un coté tactique assez poussé. Foncer dans le tas se révèle être suicidaire tant l’IA des ennemis est poussée. Les salves de Locust essayeront toujours de vous prendre de revers ou de tendre des pièges. Par exemple, par moment, on a l’impression d’avoir vidé la zone à coup de grenade, fusil d’assaut ou… d’une tronçonneuse pour le corps à corps (d’ailleurs, trancher les locusts est des plus jouissif. En un mot, BESTIALE !).
L’animation est d’une grande fluidité et le panel d’action est vaste. On se fait très rapidement à la jouabilité. La plus grande partie des actions se font avec le bouton A qui est une sorte de touche à tout faire. Le système de recharge apporte un grand plus dans la tension des combats. Si on est pas synchro ou que l’on veut recharger trop rapidement, le fusil s’enraille et on est vulnérable pendant quelques secondes. L’interactivité avec les décors est très poussée et l’on peut s’abriter un peu n’ importe où dans les ruines qui nous servent de champs de bataille. Et, pendant que l’on s’abrite, on peut continuer à mitraillé mais à « l’aveugle ».
Les équipes d’Epic Games sont en train de créer l’un des plus grands jeux d’action qu’il nous ait été possible de voir. Gears of War est un titre très impressionnant, qui respire la brutalité, avec un game play excellent, un coté tactique poussé et une ambiance qui nous scotchent littéralement à notre pad. La X Box 360 se dote d’un titre exceptionnel, comme on en a rarement eut ses derniers temps. Microsoft frappe fort avec ce que l’on peut d’ors et déjà qualifié de meilleur jeu 360 et l’un des meilleurs titres de sa catégorie. La concurrence peut trembler, Gears of War arrive et, en cette fin d’année, je ne vois pas beaucoup de titre pouvant lui faire de l’ombre.