
Mario n’est pas un personnage comme les autres. Petit, gros, habillé d’une salopette, on ne peut pas dire qu’il ressemble à un apollon. Et pourtant, ce plombier moustachu impose à lui seul le respect. Prouvant qu’on peut avoir était frappé par la satire de dame nature, et devenir une véritable icône dans la vie des joueurs que nous sommes. C’est un peu comme si le plus petit devenait le plus grand, comme si David devenait Goliath… Et pour y parvenir, ce petit bonhomme loufoque sorti de la tête de Shigeru Miyamoto n’y va pas de main morte. Tennis, Baseball, et plus récemment Football et Snowboard, c’est finalement sur Kart qu’il est le plus à l’aise. Dès les débuts, il y eut un engouement collectif pour l’alliance de la force de Mario, et la noblesse du personnage qu’il incarne, liée à la vitesse et la violence d’une course endiablée. 27 Août 1992, Nintendo est déjà leader du marché des jeux vidéo, et sort au Japon ce petit jeu fort sympathique où des personnages loufoques et différents, se retrouvent liés par une seule et unique chose : la compétition.
Le principe est pourtant simple, et il restera d’ailleurs inchangé jusqu’à nos jours. On incarne un personnage fictif fixé sur un kart, et on tente de vaincre ses adversaires par l’alliance de plusieurs choses. Une conduite précise, une vivacité hors pair, et une utilisation stratégique des armes mises à disposition sont quelques unes des capacités qu’un bon joueur de mario kart doit posséder. Seulement voilà, comment renouveler le genre quand on ne change rien à la une formule ? Comment l’améliorer ? Il faut croire que même Nintendo s’est retrouvé face à ces questions, puisque depuis toutes ces années, les Mario Kart se sont suivit, et se sont ressemblés, apportant quelque fois des nouveautés qui se sont limitée à l’ajout de nouveaux personnages, de nouveaux items, ou encore avec un passage à la 3D. Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’effet MK était toujours là, mais il y avait toujours une petite chose qui faisait que le jeu était toujours inférieure à l’original. Comme si ce jeu s’affiner avec le temps comme du bon vin, alors que les nouvelles moutures elles se retrouvaient un poil en dessous.
Mais tout cela pourrait bien être remis en cause.
Je suis seul, je n’ai pas d’ami.
Dès l’allumage de la console, la cartouche préalablement insérée dans cette dernière, l’effet MKDS opère. Un moteur qui rugit, imposant le respect, suivit d’une musique à la sauce mario qui, quant à elle, impose une ambiance fun et détendue. Quelques petites choses sont proposée, comme de se créer un logo pour son Kart (personnellement, pour ma part se fût une choppe de bière, suivit d’un gros sexe poilu (non, on ne se refait pas), pour enfin revenir à un simple tuyau piquet dans mario Bors 3). Un rapide tour dans les options vous apprendra que la DS propose du Surround. Enfin, on peut s’attaquer sereinement au jeu. Un mode grand prix, classique, un contre la montre, toujours aussi classique, un mode Versus, qui permet de faire un vrai tournois même quand on ne peut jouer que tous seul, un mode bataille de ballons et de soleil, et enfin, et là c’est nouveau, un mode mission (qui servira aussi à améliorer votre niveau de pilotage).
Quelque soit le mode que l’on choisisse, ce qui impressionne surtout c’est la prise en main du jeu. Bon, ok il est très beau (sans doute le plus beau jeu pour la DS, techniquement parlant), mais la prise en main est bien plus intéressante. Qui aurait pu croire que revenir à un jeu de ce genre avec pour unique arme une croix directionnelle aurait pu être aussi bon ? On peut faire des dérapages, on peu reculer, tirer dans le tas, viser les ennemis avec précision. C’est à croire que la croix multi directionnel est intelligente et qu’elle arrange la position de votre kart. Les courbes se négocient avec une précision incroyable, et les circuits mettent à profit toute l’expérience qu’à Nintendo dans ce domaine. Certain vous dirons que les jeux vidéo ce n’est plus comme avant, que les avancées technologiques leur on volé leur âme. Il n’en est rien dans ce jeu, et Nintendo le prouve avec un remake d’ancien circuit. En effet, en plus des 16 circuits habituels (Mario Kart en a toujours proposés 16), on peut découvrir 16 anciens niveaux tous plus palpitants les uns que les autres. Et même si la sélection de ses derniers n’est pas la meilleur pour tout le monde, il ne faut pas oublier qu’ils ont étés choisit en fonction du plaisir de jeu qu’ils allaient nous procurer, et de leur diversité. On retrouve ainsi les mythiques Mario Circuit de la SNES, ou Parc Baby du Gamecube.
Les nouveaux circuits, quand à eux, révèlent à chaque joueur une saveur différente. Vous pouvez en effet les jouer (et les finir en étant en pôle position) de plusieurs façon. Soit vous vous concentré sur la précision de vos tirs, soit vous frôler les murs et le hors piste (qui est dans cet opus super ralentissant), soit vous frôler vos adversaires et les poussés dans le décors… Et ce n’est pas tout, car il y a aussi la possibilité de passer par des chemins cachés plus complexe à arpenter mais d’autant plus court. Les items peuvent être utilisés pour créer de véritables stratégies, et ainsi changer la donne en quelques secondes uniquement. Enfin, pour les plus téméraires, il reste l’option de roulé derrière les adversaires pour bénéficier de leur pénétration dans l’air. Passé quelque seconde près des fesses d’un des concurrents vous offrira un mini booster non négligeable !
Je suis seul, mais j’ai beaucoup d’amis.
Comme si tout cela ne suffisait pas, Mario Kart DS, c’est aussi l’arrivé du online sur un jeu Nintendo. Bon, effectivement on avait déjà goûté au online sur Super Nes, ou encore sur Gamecube. Mais Nintendo n’avait jamais vraiment soutenu cela. En partenariat depuis près de 5 ans avec Gamespy, la firme de Kyoto a eu la bonne idée d’utilisé leurs techniques pour les parties en ligne. Ainsi, chaque utilisateur se connecte à un serveur central, qui s’occupe de choisir vos adversaires, avant que vous ne soyez connecté directement aux autres joueurs. Ce principe permet à Nintendo d’économiser des serveurs. Cela permet alors de joueurs gratuitement sur DS. Le panard total quand on voit le prix des abonnements habituels sur consoles.
On regrettera que Nintendo n’ait pas souhaité intégrer le mode des ballons pour jouer en ligne, mais rien que faire un grand prix c’est tellement grisant ! Une fois que vous avez réussit à vous connecter au Wifi du jeu (c’est plus ou moins compliqué selon votre matériel…), tout est simple et efficace. Vous choisissez si vous voulez combattre les joueurs du continent, ou ceux du monde. De plus, si vous avez échangé vos codes « ami » avec un copain, il est alors possible de joueur contre lui à tout moment. A ce moment là, la partie est vraiment tripante. C’est d’ailleurs ce mode qui fera que vous arrêterez de manger des plats chauds, puisqu’ils auront le temps de refroidir maintenant.
Un autre mode de jeu est proposé, le mode « rivaux ». Qu’est-ce donc que celui là ? C’est tout simplement un mode de jeu qui vous propose de trouver des joueurs qui ont les mêmes compétences que vous (ou presque les mêmes). Ainsi, vous pouvez jouer contre des gens qui ne vont pas être trop bons, ni trop mauvais, et vous vous amuserez tout le temps beaucoup. C’est plus intéressant de jouer contre des gens de son niveau ou un peu plus bon, que contre des mecs qui sont toujours à la traîne, ou qui ne montre pas le moindre signe de fair-play.
J’ai des amis, des vrais.
Au lieu de jouer en ligne, pourquoi ne pas affronter vos potes quand vous les rencontrez ? Il est dans ce jeu effectivement possible de vous attaquer à vos amis en Wifi local. Si ces derniers n’ont pas le jeu, il est possible de leur envoyé une démo (à ce moment là la liste de circuit est un peu réduite, et il n’est pas possible de choisir tous les personnages). Le fun se révèle encore très intéressant dans les mode ballons et soleils, et toute la valeur du mot « fun » se dégage. Il faut rouler vite, tirer sur les adversaires comme un dingue (oui, même avec les bombes et les carapaces vertes), et ne jamais faire confiance à quelqu’un qui vous dit qu’il ne va pas faire feu (il se reconnaîtra…)
Au final, Mario Kart DS n’est pas un bon jeu. Il a ce petit plus, cette chose indétéctable qui fait qu’il restera dans les anales. Un grand jeu, sans aucun doute. Une parfaite alliance d’un univers agréable et pourtant si enfantant, contrasté par la violence qui se dégage dans les courses. Nintendo est une de ces entreprises qui fait du jeu depuis des années avec une certaine éthique. Même si le but et de faire de l’argent, il y a un certain respect du joueur et du jeu. Et ça se ressent dans ce Mario Kart DS tout particulièrement. Rapide et instinctif, ingénieux et précis, sans oublier qu’il est doté d’une IA vraiment intéressantes, de modes multijoueurs hors ligne, mais aussi en ligne, qu’il propose aussi de retrouver les meilleurs circuits d’antan, et qu’il est vendu sans surcoût avec un livret complet en couleur, Mario Kart est mon coup de cœur personnel pour cet hiver, et celui de bien d’autres joueurs. Sans de défaut à l’heure actuelle, ce titre avait pour mission de nous proposer quelque chose dans la veine des autres MK. Il a réussit l’exploit de battre son aîné Super Mario Kart. Un exploit qu’il faudra saluer en s’achetant immédiatement le pack DS qui contient ce titre, et c’est un ordre.