Chapitre VI : Project Gotham 3, on sort les kleenex !
Parce que là, on n’est déjà dans le lourd, le gros, le « je dois accompagner la sortie de la console, le Day One, et je serai sûrement un gros succès ». Il est présent, il fait mal, très mal et il est là pour ça. On était au moins 3/6 à l’attendre en test réel Ingame, on n’a pas été déçus.
Ce jeu est inimaginable tant il est bluffant à tous les points ! Les devers de la piste et le rendu des pentes, côtes sont criants de vérité, les pistes sont tortueuses, et les villes pour ceux qui y sont déjà allés vous rappelleront des souvenirs tant le sens du détail et de la réalité a été respecté.
Une animation presque trop rapide, on n’est pas habitués à ça, franchement ça décolle la rétine, les décors défile à fond la caisse, un effet de flou se produit comme en vrai à partir de 250/300km/h, l’affichage porte super loin, avec un rendu à ce niveau à la Scud Race (à l’époque face aux jeux concurrents), le nombre de polygones sont énormes et les détails graphiques sont sidérants (photo réaliste est LE mot), mais alors cerise sur le pudding, le rendu sonore des moteurs est vraiment parfait, quand ça monte en régime ça fait pas semblant, on en prend pour son grade, surtout avec les caissons de basse que l’on avait ! Un home cinéma avec ce jeu si vous êtes en appartement et vous vous fâchez au minimum avec tout l’immeuble.
L’intelligence artificielle est encore plus élevée et peau de vache, encore plus de niveau de difficulté, un public à ce que j’ai compris qui selon son T Shirt (couleur, etc) a ses propres réactions, et si en général vous conduisez comme une burne, vous vous ferez recevoir comme il se doit, si vous foncez vers eux, ils se pousseront, et si vous réussissez votre dérapage, ils vous acclameront. Par contre, les arbres sont pas top et font trop carton pâte je trouve. Si Bizarre Creations pouvait modifier ça in extremis, ça serait bien.
La maniabilité est très précise et a bien évoluée, assez facile lorsqu’on a joué à tous les anciens épisodes, avec des comportements physiques des voitures réalistes, mais une conduite arcade : c’est tout le paradoxe réussi de Project Gotham. L’ergonomie du freinage a été revue, les trajectoires sont un peu plus techniques par endroits mais plus logiques pour certaines trajectoires, mais toujours aussi marrants de tirer le frein à mains dans un virage à 140 Miles.
Project Gotham 3 met une puissante droite, encore plus flagrante et franche qu’à l’époque où MSR est sorti sur Dreamcast, c’est dire !
On ne peut pas s’imaginer même en voyant les vidéos que la maniabilité et le rendu du jeu suive à ce point, c’est démoniaque, et c’est le jeu qui fera vendre de la Xbox360 à Noël et bien après, croyez-moi, on n’a pas fini d’en entendre parler.