
Cet article, l’idée m’en est venue ce matin. Au lieu de me gratter les testicules, j’ai eu cette envie soudaine de revenir avec vous sur l’actualité du Revolution de Nintendo. Et, pourquoi pas finalement, faire une sorte de chronique qui viendra quand l’envie reviendra ! Appelons ça pour le moment : « Histoire et avenir du jeu vidéo ». C’est un débat ouvert, je vous impose mon avis, avec des infos qui sont les plus justes possibles, et ensuite vous commentez en bas de page pour donner votre avis sur ce que moi et l’équipe avons écrit. L’idée me parait vraiment sympa en tout cas : j’attends votre avis sur la question !
Depuis maintenant plus de 20 ans, on a attribué à Nintendo la grande majorité des innovations technologique dans les jeux vidéo, parfois à tord d’ailleurs.
On leur a attribué la naissance du jeu de plateforme, ou du moins de ses bases, la naissance du jeu d’aventure (avec zelda), … mais c’est surtout avec des innovations tel que le passage du joystick vers la manette, composée de boutons et d’une croix multidirectionnelle, le stick analogique, les boutons L et R, ou encore les manettes vibrantes, que Nintendo a imposé sa marque dans les jeux de tous les jours...
Non, toi jeune joueur, ne dévisage pas ta Dual Shock 2 ! Elle n’est en effet que le fruit d’idées reprises et arrangées à la sauce Sony, il en va de même pour bon nombre de concurrents, et on les pardonne : ces innovations sont rapidement devenus des bases dans notre domaine, il était impossible de faire une console sans une manette. Il en va de même pour tout un tas d’autres choses, mais ce ne sera pas l’objet de cet article (si ça vous intéresse, www.moutons.tk ! On y apprend toutes les méchantes choses du monde vidéo-ludique, côté Nintendo, Microsoft, Sony, ou même Sega). Ce qu’il est important de retenir, c’est que Nintendo s’est toujours montré comme une société très innovante, et a toujours était copié. Bien que les autres apportent aussi leur lot de nouveauté dans le Gameplay on doit beaucoup à Big N et ses fondateurs (Je pense à Gumpei Yokoi notamment).
La manette de monsieur tout le monde.
Pour nous, qu’est-ce qu’une manette pour une console de salon ? Une croix multi directionnelle, quelques boutons, des gâchettes, un stick (ou deux) analogiques, et des vibrations. Ce n’a pourtant toujours pas était le cas. Les premières consoles, dont les plus connues resteront celles d’atari, ne nous proposaient pas grand-chose. Souvent un joystick, voir quelques boutons, mais parfois un simple bouton à tourner. Lorsque Nintendo est arrivé sur le marché avec sa Nes en 1983 après avoir sorti sa propre « machine à pong », qui proposé un système de jeux interchangeable (très rare à l’époque, les jeux étaient souvent installés d’office sur la console…), et surtout deux manettes (standard de l’époque) avec une croix analogique reprise du Game & Watch (de Nintendo) : de nouvelles bases étaient nées.
Un peu plus tard, lors de la sortie de la Super Nes, les choses ont évoluées. Nous sommes en 1989 lorsque Sega sort sa Mega Drive. Une console 16 bits, disposant de manette avec croix analogique, et surtout 3 boutons pour jouer : soit un de plus que sa concurrente toujours en vente : la Nes. Nintendo sort donc de ses cartons quelques mois plus tard la Super Nes. La manette allait une fois de plus révolutionner le tout avec l’apparition des deux boutons gâchettes : L et R. L’invention est rapidement attribuée à Miyamoto (le papa de Mario pour ceux qui débarquent), mais on ne saura jamais si c’est bien lui qui a eu l’idée le premier. Il est drôle de se souvenir qu’à l’époque on se demandait bien à quoi ces boutons allaient bien pouvoir nous servir, alors qu’aujourd’hui ils sont entrés dans nos habitudes de joueurs.
Plus tard toujours, en 1995, vint la sortie de la Nintendo 64 (ou plutôt du Nintendo 64, les consoles sont des mâles chez Nintendo), en retard sur ces concurrentes, longtemps repoussée, et qui ne tenait pas toute ses promesses… C’est tout de même une console qui fut le théâtre de toute tout un tas de nouveautés. On commence par l’apparition du bouton « Z » de gâchette, qui change des L et R habituels (même si en fin de compte le principe est un peu le même). L’arrivé des vibrations est elle aussi de mise, avec le Rumble Pack, un gadget qui s’avère désormais indispensable dans toute manette. C’est ensuite au tour des boutons « C » qui servent à contrôler la caméra. Chose qui devint essentielle avec l’avènement des jeux en 3D. Enfin, et c’est là le meilleur morceau, Nintendo nous propose de découvrir le Stick Analogique de série. Une sorte de retour aux sources des manettes (où l’on jouait avec des joysticks), avec la précision analogique en plus. Sega avait pourtant sorti un Pad Analogique sur Saturn pour jouer à Night, mais il n’est pas resté dans les anales (Sans doute la seule technologie que Nintendo a piqué ailleurs). Plus tard, Sony reprendra à son tour ce principe aussi dans ses boutons, plus on appuie sur une touche, plus les coups sont puissants (par exemple) : sans doute la seule réelle innovation de Sony qu’on retiendra, et qui ne sera même pas reprise par la concurrence car sous exploitée (mal heureusement d’ailleurs !).
2001, le Gamecube arrive. Face a lui, la dreamcast, la Xbox et la PS2. Deux consoles dont les capacités sont plutôt équivalentes, et dont les manettes n’ont pas réellement évoluées. On aurait pu s’attendre à ce que Nintendo sorte une manette innovante. Mis à par l’apparition d’un second stick analogique, la correction du problème d’usure par rapport au sticks de la N64, et l’apparition des boutons gâchette à clic (analogie + bouton simple sur un même bouton, souvent inutilisé d’ailleurs…), et la transformation du bouton Z en un bouton mal situé. Il y a aussi les boutons qui ont des formes différentes pour être reconnus plus rapidement avec le pouce, mais non… En fait il n’y a pas d’innovation dans tout cela. Et ce ne sont pas les concurrents qui innoveront en terme de manette…
Finalement, comme vous pouvez le voir, on a eu droit à une manette souvent copiée (voir améliorée parfois) par la concurrence. Pas de panique néanmoins, ici on est un site multi-support, pas une bande de fans de Nintendo. Il faut rendre césar ce qui lui appartient : l’ergonomie des manettes est sans doute du à Sony qui avait fait de sa première dual shock la première manette bien rentrer dans la main… Même si les manettes de Sega était déjà plus ergonomiques que celle de Nintendo (mais en fait, à l’époque ça ne nous choqué pas vraiment…). L’innovation était ailleurs dans cette génération de console : les consoles ont montées d’un cran leur puissance graphique, allant jusqu’à faire de cet élément le plus important…
Le retour de l’innovation ?
On a tous tenu au moins une fois dans sa vie un pointeur laser pour un jeu de tir. Chez soit avec les Virtua Cops, ou plus longtemps avant le très célèbre Duck Hunt, voir même dans les salles d’arcade avec les house of the dead, chacun à pu s’essayer à un contrôleur de ce genre. Simple et efficace, il permet de s’immerger dans le jeu, et fait généralement couler un filet de bave à la bouche du joueur.
D’un autre côté, on a tous entendu parlé de la Nintendo DS, où lorsque le jeu est conçu comme il faut on joue directement avec une seul main : très jouissif, et vraiment super pratique (et pas si fatiguant pour le poignet que ce que l’on aurait pu croire).
Nintendo nous parlait de Revolution, et on veut bien croire la firme au plombier moustachu que son intention est de tout révolutionner (et donc de revenir enfin le leader, devant Sony pour le Hardware, et devant Electronic Arts pour le Software). On c’est alors dit avant de savoir ce que la firme allait nous montrer que la firme pourrait tenter de suivre le chemin de ses débuts. On crée une console portable (la Game & Watch il y a 20 ans, la DS aujourd’hui), et on en exporte le concept sur la manette de la Revolution. Et voilà que le TGS pointe enfin le bout de son nez. Après un silence d’or dont on comprend tout le sens maintenant, c’était là que l’innovation devait être de retour. Et tout comme Dieu créa la femme, Nintendo créa la zappette.
Un seize novembre pas comme les autres…
Le 15 Novembre 2005, à 16H environ, toute l’équipe de Game-Attitude se prépare à vivre 3 jours non stop d’une actualité féroce en annonces et en retournement de situation sur l’avenir des trois géants (dont un nouvellement créé) du jeu vidéo. Sony, Nintendo, et Microsoft doivent y parler de leurs prochaines consoles, et on espère tous découvrir les premières vidéos des jeux de ces dernières. Seulement, un doute subsiste, et une question est sur toute les lèvres : Mais que fout Nintendo ? On regarde la liste de participants au salon : pas de Nintendo en vue. On sent déjà le coup foireux, et surtout la fin de vie prématuré du Gamecube (dommage, au départ cette console avait un potentiel énorme et il restera sous exploité). On regarde alors le planning des conférence… et pas de trace non plus de Nintendo. Non, juste le président de la firme qui doit parler de l’extension du marché vidéo ludique. L’équipe, pourtant toujours aussi multi supports, s’inquiète sérieusement sur le sort du Big N. Après tout, on a tous joué aux titres Nintendo, et la disparition de cette firme (comme celle de Sega, Capcom, ou Konami entre autres) serait pour nous tous un coup dur.
16 Novembre, 5H du matin en France et 11h à Tokyo : c’est le coup d’envoie de la conférence. Et soudain, la zapette arrive. Fonctions gyroscopiques, pointage laser qui fonctionne même sur les écrans LCD, sur les HDTV, ou encore sur les rétroprojecteurs ! La manette, pourtant pas très attirante au premier abord, nous présente en fait la nouvelle façon de jouer vue par Nintendo. Il n’en fallait pas plus pour que les joueurs de la terre entière ce déchire. On a donc vu plusieurs clans s’affronter. Les fans de Nintendo qui approuverait n’importe quoi, les joueurs passionnés qui ont vu dans cette nouvelle façon de jouer de quoi s’amuser encore plus, les joueurs passionnés qui y ont vu un gadget inutiles, et enfin les fans de Sony (rarement de Microsoft, les joueurs Xbox semblent parfois plus éduqués, ou plus agés) qui aurait dit que c’était de la merde dans une boite de conserve allongée et vaselinée (NDLR : Je l’ai vraiment lu sur un forum !)
Une suite logique au jeu vidéo ?
Cette question, qui n’est en fait que le but unique de cet article (outre la rapide rétrospective sur les manettes de Nintendo), est celle à laquelle nous allons tenter de répondre. Sans avoir la manette en main, il est difficile de donner un réel avis. On n’a pas non plus le même recule que celui qu’on a eu pour faire le rapide rappel des manettes précédentes. Nintendo aurait-il réussit son pari de créer une nouvelle façon de jouer à l’aide d’une manette tout nouvelle et pleine de technologie inédite ? Est-ce qu’on retrouve finalement bien le schéma de la Game & Watch et de la NES, où la croix directionnelle suffisait à jouer dans un univers en 2D, voir en 3D isométrique ? Là je pense que la réponse est unanime : oui !
Bien sûr, on peut ne bouger que la main, mais aussi bouger le bras entier. Certains mouvements demanderont donc moins d’efforts. Les jeux de tennis seront parmi les premiers à tirer réellement parti de cette manette dans nos esprits, surtout pour un exemple que j’ai trouvé assez drôle : lorsque EA nous vente les mérites de la Xbox 360 en disant que les joueurs de la NBA transpireront à l’écran, et que l’on pourra voir ces mêmes gouttes de sueur couler le long de leur corps d’athlète, Nintendo propose d’utiliser le corps du joueur. On aura donc droit à avoir de la vraie sueur, sur notre vrai corps, avec une vraie odeur de gars qui ferait mieux de prendre une douche ! Mais alors, est-ce que Nintendo ne s’est pas inspiré ailleurs ? Et bien tout comme avec les Game and Watch, Nintendo s’est sans doute appuyé sur les bornes d’arcade pour trouver cette nouvelle idée. Un moyen, une fois de plus, de ramener l’arcade à la maison. Je me souviens encore de l’ECTS 2003 où un des exposants coréen m’avait mis une branlée incroyable à un jeu de ping pong virutel. On tenait la manette dans une main (une sorte de simple pointeur laser), et il fallait envoyé une balle à travers un tunnel, en choppant des items au passage. C’est tout à fait ce que permet de réaliser la nouvelle manette. Des jeux de ce genre, très funs et très arcades, Nintendo a vraiment la possibilité de nous les faire découvrir.
Finalement, cette nouvelle manette nous permettra de jouer avec des titres qu’on retrouve en borne d’arcade. Mais aussi à des titres bien nouveaux ! Qui n’a jamais rêvé de contrôler directement le jeu avec sa main ? C’est une innovation qui mérite le respect. Et même si on n’a pas encore le casque de réalité virtuelle, ceux là même qui lobotomise les gens dans les films de science fiction, il faut avouer que le geste de Nintendo vers la création de cette nouvelle chose est des plus intéressant. Et il n’en fallait pas moins, après une génération de console qui n’apporte rien de nouveau en terme de Gameplay.
Alors, pensez vous que Nintendo nous a bel et bien apporté une innovation qui pourrait devenir un (sinon le) nouveau standard du jeu vidéo ? Ou est-ce que cette nouvelle chose, pourtant intéressante sous certains égards, ne sert finalement à rien ? Votre avis est requis, plus que jamais vous avez la parole ! (Attention, la question n’est pas de savoir si les éditeurs tiers suivront cette nouveauté. On sait qu’on aura les mêmes merdes d’EA d’une console à l’autre, mais on croise les doigts pour que cette démarcation de Nintendo nous offre jeux au concept bien nouveau)
Note : N’hésitez pas non plus à nous dire si ce genre d’article vous intéresse, nous tenterons avec toute la bande de pote que nous sommes à GA de vous en fournir le plus souvent possible, sur des sujets aussi divers que variés.