
Cela faisait bien longtemps que je ne m’étais pas mis à cet exercice demandant patience, courage, et concentration qu’est le test d’un jeu. Oui, même peut-être trop longtemps. Mais en ce début d’automne je me suis enfin offert du neuf. Un Nintendo DS pour tout vous dire. Pourtant, la PSP me faisait de l’œil, les autres membre de la team ayant parfois franchit le pas et m’ayant bercé les oreilles d’une douce musique, j’ai hésité. Et puis finalement, je me suis dit que pour mieux comprendre ce que les gens de Nintendo nous préparaient avec la révolution, il fallait mieux que je sache où ils en étaient niveau hardware.
Meteos c’est quoi ? Sans doute la solution a un problème de base : quand est-ce que Tetris ne sera plus la référence ultime du Puzzle-game sur portables ? Et même, on pourrait aller plus loin. Tetris est devenu culte pour toute la génération Gameboy (non seulement le jeu était vraiment bon, mais en plus il était offert avec la console : l’éclate totale), mais quel est son successeur sur cette nouvelle ère des portables ? Quel jeu finalement justifiera l’achat de la bécane ? (Il faut l’avouer, les consoles portables ont les prend souvent par rapport à son premier jeu du genre). Sur PSP, un certain studio « Q? Entertainment » dirigé par le papa de Rez (Mizugushi) c’est penché sur le sujet avec un Lumines aux petits oignons. Sur DS, il y a maintenant Meteos, par le même Mizugushi.
Deux consoles, deux lots de possibilités en terme de gameplay différents. On aurait pu penser qu’une même boite sortant deux jeux aussi rapidement sur deux supports ayant des similitudes ne serait pas fait chier à utiliser les possibilités de chacun. On connaît tous la politique des grandes boites (bien qu’elle ne soient grandes que par leur portefeuille bien garnit et non par leur talent) : 1 jeu + 2 consoles = 2 fois le même jeu. Mais là pourtant, les deux titres sont bien différents. Sur PSP, dans Lumines, on doit empiler des blocs pour en créer des nouveaux. Dans Meteos, on doit juste faire des lignes ou des colonnes de la même couleur : et pourtant, c’est avec ce début d’explication que l’on peut commencer à saliver.
Le scénarieos
Comme expliquer Meteos. C’est assez compliqué avec des mots, pourtant, une fois la console dans la main, on comprend tout de suite ce que l’on doit réaliser. Plantons le décor avec le scénario du jeu pour commencer. Oui, un scénario dans un puzzle-game, vous ne rêvez pas. Mais rassurez vous, ce n’est qu’un prétexte. Nous sommes dans une galaxie lointaine (très lointaine…), et ses planète sont habité par des peuples divers et variés. Un jour, une de ces planètes « Meteo » se met à produire une substance « fantasmagorique » nommée Météos et l’envoie sur toute les autres. Cette substance, à l’entrée dans l’atmosphère des autres planètes, se solidifie et donne naissance à des météores qui menace les population, et à terme la planète entière. En tombant, 3 météores se sont rencontré, et on fusionné avant de s’enflammer et de re-décoller. Alors toutes les planètes ce sont misent à empiler les météores afin de les réexpédier dans l’espace.
Le concepteos
Comme je vous l’ai dit, le scénario n’est qu’un prétexte. Pour nous ça donne juste des blocs de couleur qui tombent continuellement. Plus vous jouez, et plus les blocs tombent à une fréquence quasiment incontrôlable. Le but est d’aligner 3 blocs d’une même couleur, que ça soit horizontalement ou verticalement. Une fois cela fait, les blocs alignés décollent avec tous ceux qui était au dessus d’eux, comme des propulseurs. Les blocs sont soumis à la gravité, donc plus vous avez de blocs au dessus de ceux qui s’enflamment, plus il faudra de puissance pour qu’ils atteignent l’espace. Mais alors comment faire si il n’y a pas assez de puissance ? Il faut tout simplement recréer un alignement de blocs sur ceux qui sont encore dans les airs. E c’est là que ça devient réellement passionnant ! En plus, si une ligne est trop remplie, comme dans Tetris le jeu s’arrête. Il faut alors être super rapide pour voir toutes les lignes d’un coup, réaliser des assemblages de blocs pour les expédier en l’air, puis refaire un nouvel assemblage dans celui qui vient de décoller pour le propulser dans l’espace, et ainsi de suite. A la fois fun, prenant, grisant, stressant : excellent !
De plus, comme si cela ne suffisait pas, les blocs que vous expédiez seront ralentit dans leur course si un autre bloc leur tombe dessus pendant leurs ascension. Mais mieux encore, si vous réaliser une ligne sous des blocs qui ont commencés à décoller (ou qui sont entrain de retomber), ils seront entraînés par les nouveaux blocs vers les sommets.
Les modes de jeueos
On retrouve dans ce titre pas mal de modes bien sympathique, et même si le principe reste le même, on prend un malin plaisir à tous les essayer, et à tenter de tous les terminer. Outre un mode normal qui permet de s’éclater rapidement seul contre météos, ou contre des joueurs contrôlés par l’ordinateur. D’ailleurs, ce mode là est assez similaire au mode multi joueurs. Sa particularité, c’est que les autres joueurs si ils sont bons et font des grands groupes de lignes, ces lignes apparaissent sur votre écran, et vous ne pouvez pas les réexpédier dans l’immédiat puisqu’elles n’ont pas de couleur pendant quelques secondes. Les autres joueurs peuvent aussi vous envoyer des bombes, qui exploseront vos lignes : et là c’est le drame !
On retrouve aussi un mode Hyper Espace, il s’agit là du mode histoire du jeu. On avance de planète en planète, et on sélectionne sa destination un peu comme on le faisait dans starfox (on nous propose deux planète à visiter, et il faut choisir celle que l’on veut). Sur certaines planètes la difficulté est un peu plus élevée que d’autres, et on retrouve même parfois des défis assez sympa à relever, et difficiles en général.
Les Défi, parlons-en ! Un mode leur est réservé. Vous aurez alors un nombre de ligne à faire en un temps donné, ou mieux encore : un nombre de météos à réexpédier alors qu’il en tombe par dizaine. Ils sont assez dur à relever, et j’avoue ne pas avoir réussit à tous me les faire : et pourtant, j’ai essayé !
Dans le mode déluge, on nous propose de jouer sous une pluie de blocs. Il faut être rapide, et tenir le plus longtemps possible. Il est à noter que dans tous les modes, chaque bloc récupéré vous permet d’accéder à une autre particularité de ce jeu : l’achat de « Fusion ».
Les fusioneos
Il vous est possible, à l’aide des blocs expédiés dans l’espace, d’acheter de nouvelles planètes, de nouvelles armes, et même les musiques de jeu. Non pas que les musiques soient vraiment géniales, mais elles sont plutôt variées et nombreuses : c’est toujours marrant de les acheter : ne serait-ce que pour pouvoir dire que l’on a finit le jeu à 100%. L’intérêt est tout autre avec l’achat des planètes, puisque vous avez dès lors de nouvelles planètes à explorer : donc de nouvelles musiques, et de nouveaux décors. Parfois même, de nouveaux défis à relever, puisque d’une planète à l’autre la gravité change, et le nombre de briques qui tombe aussi !
Au final,
Il faut l’avouer, Tetris a trouvé un concurrent de taille. Meteos, c’est toute une nouvelle façon de voir le Puzzle-game. Le jeu allie à la perfection la réflexion, la précision, la vitesse de réaction… Il met vos sens en éveille, et votre cerveau en ébullition. C’est un de ces jeux qu’il faut avoir à tout prix dans sa ludothèque. Sauf si les jeux de ce genre vous gonfle le gras du bide, mais sinon c’est un achat obligatoire. On en viendrait presque à regretter que la Nintendo DS ne soit pas vendue d’office avec ce titre comme c’était le cas avec Tetris. Pourtant, ce dernier n’est pas à jeter. Non, même s’il est dépassé par Meteos, ce n’est pas là la question. Il est même battu à plat de couture par ce jeu qui nous met vraiment sur les fesses, et qui nous force à jouer même quand on ne veut pas vraiment tant il est plaisant. Mais Tetris est devenu avec les années une légende du jeu vidéo. Au même titre que Mario, Zelda, où Métroïd. Meteos quand à lui a encore quelques années à patienter avant d’y parvenir : mais pour moi, c’est déjà un mythe.