
Un peu d’histoire
L’un des points les plus important dans un RPG est le scénario.
Et ce Shadow Hearts possède une histoire des plus originale pour ce style
! Il nous met dans la peau de Karin Koening, jeune officier et seule survivante
du massacre survenu dans le village de Domremy. Le jeu débute lorsqu’elle
nous narre ce qu’elle a vécue. Afin de « nettoyer »
cet endroit elle est rejointe par Nicolaï. Lui, est envoyé par le
Vatican, afin de détruire le démon responsable du massacre. Celui-ci
doit, avant, récupérer le Gui Sacré, objet permettant de
guider les âmes des démons. Après l’avoir pris dans
la tour située au Vatican, on part en direction de Domremy. Une fois
dans l’église, le fameux démon apparaît et là,
on découvre les véritables intentions de Nicolaï, qui fait
en fait partie du groupe des Sapientes Gladio et que ce fameux démon
n’est la que pour protéger ce village. Yuri de son nom, subit en
voulant protéger Karin les effets du Gui. Afin de contrecarrer les desseins
maléfiques de Nicolaï, Karin et Yuri décident de faire équipe…
Le scénario du titre ce déroule en Europe, pendant la première
guerre mondiale et nous situe dans un contexte rare dans un RPG. L’histoire,
mélange entre fait historique et fantastique, tiens en haleine et reste
captivante. On a sans cesse envie de connaître la suite, et là
dessus, le titre est une réussite.
Une fine équipe
Les personnages de ce Shadow Hearts Covenant sont assez réussis et vont
donc d’une femme officier maniant le sabre à un Vampire lutteur,
un marionnettiste ou un samouraï. Et chacun possède ses caractéristiques
propres lors des combats. Ceux-ci sont d’ailleurs l’un des points
forts du titre. Contrairement aux autres titres du genre, ils mettent constamment
le joueur à contribution. Déjà, chaque personnage possède
ses propres pouvoirs. Par exemple, Yuri est le seul à pouvoir fusionner
avec des âmes de démons et ainsi s’approprier leurs pouvoirs.
Chaque action ce fait via la Roue de Jugement. Sur cette roue apparaît
une zone dans laquelle il faut « cliquer » sur le bouton X lorsque
l’aiguille passe dessus. Cette zone est elle-même divisée
en une partie de « frappe » et une « critique ». Enchaîner
dans chaque zone critique permet de faire un « perfect » et décuple
la puissance de l’action. Toutes actions, lors des combats, ce fait par
cette roue. Celle-ci est paramétrable de la taille de chaque zone en
passant par la vitesse. On peut aussi rendre automatique celle-ci.
Lors des combats on dirige une équipe de quatre personnages, ce qui
offre une action riche et variée. Il est à noter aussi que le
bestiaire est des plus réussit et qu’il nous fait combattre toutes
sorte de créatures et boss.
Un peu de technique
Graphiquement parlant, le titre est assez réussi. Les personnages sont
assez détaillés et de bonne taille à l’écran.
Les décors ne sont pas en reste et l’on se rapproche des standards
du genre comme Suikoden. De plus, le sujet traité offre un coté
dépaysant pour le style et attire le joueur dans se monde réaliste
mâtiné de surnaturel. Voir le Paris des années 15 est plaisant
par exemple. Sans être l’un des plus beaux jeux de la console, Shadow
Hearts Covenant est très plaisant à regarder. Les cinématiques
sont aussi de la même veine et qu’elles soient en synthèse
ou réalisées avec le moteur du jeu, elles sont pour beaucoup dans
cette ambiance si « spéciale ».
Niveau son nous sommes gâté. Les compositions sont agréables
à l’oreille et colle avec chaque situation. Et les différents
thèmes accompagnant les combats sont rythmées comme il faut. Les
bruitages sont par contre classiques mais efficace. Comme la plupart des titres
actuels, les scènes importantes sont doublées. Ses doublages sont
des plus réussit et chaque voix est en parfaite adéquation avec
les personnages auxquels elles correspondent. De plus, le jeu d’acteur
est des plus réussi, lui aussi.
Une longue quête
Aruze nous propose un jeu qui nous tient pas mal de temps devant notre écran.
Il faut compter une petite quarantaine d’heure pour venir à bout
de l’aventure principale. Mais, à cela, il faut rajouter les quêtes
secondaires, on atteint assez facilement les 50 heures de jeux. Tenant sur deux
DVD et proposant un scénario des plus captivant, on ne voit pas le temps
passé et la chasse aux coups spéciaux pour les différents
protagonistes demandera du temps.
Alors, réussite ?
Je pense qu’il est temps de conclure. Shadow Hearts Covenant est un très
bon RPG, avec un scénario haletant, un système de combat réussi,
une ambiance qui nous plonge en pleine première guerre mondiale mais
avec son lots de fantastique, un casting des plus réussi mais avec une
réalisation qui a pris un léger coup de vieux. Malheureusement,
il souffre de la comparaison avec des titres comme Star Ocean Till the End of
Time. Malgré cela, il est un très bons RPG et vous fera passer
de très bons moments. Si vous ne deviez prendre qu’un RPG ce mois-ci,
je vous conseil celui-ci bien plus que Suikoden 4. Pour les autres, il permet
de combler l’attente des FF XII et Draque 8. Bref, une réussite
oui et, ne soyons pas difficile, on nous donne l’occasion de faire un
très bon RPG, ne nous en privons pas.