
Tant attendu, tant convoité, et le voila enfin entre nos mains !
Le nouveau cru Resident Evil est enfin là avec ce quatrième épisode
qui fut le jeu Gamecube le plus attendu un peu partout dans le monde. Rappelez
vous, le 21 janvier 1998 Resident Evil 2 sortais aux Etats-Unis et, peu de temps
après en France. Capcom nous offrit un second épisode qui nous
permettait de prendre le contrôle de Léon S. Kennedy, nouvelle
recrue de la police de Racoon City. A l’époque, jeune novice dans
ce monde « obscure » le voici de retour… et il a bien changé.
« Six years have passed since the incident in Racoon City »
Six années ont passée depuis la destruction de Racoon City et
de Umbrella. Léon, maintenant devenu agent spécial pour le compte
du Président des Etats-Unis, a pour mission de retrouver Ashley Graham,
fille adoptive de son "nouveau patron" disparue quelques jours plus
tôt. C’est ainsi que Léon débarque en Espagne (vu
le dialecte des habitants). On arrive dans un village qui paraît tout
sauf accueillant. D’ailleurs, la première rencontre renforce cela
lorsqu’un « villageois » me fais bien comprendre, à
coup de hachette, que je ne suis pas le bien venu ici. J’arrive tant bien
que mal à me défaire de mes assaillant jusqu’au moment ou
un fou avec sa tronçonneuse m’attaque… Mais une cloche sonne
et tout ce petit monde s’en va. Je continue mon escapade à la recherche
d’indices pour retrouver Ashley et la je tombe sur Luis Sera, flic local
enfermé dans un placard. Mais, en me retournant, je vis un homme immense
en la personne de Bitores Mendez. Je compris rapidement qu’il n’était
pas comme les autres lorsqu’il me repoussa violement. Je perdis connaissance…
Bienvenue dans Resident Evil 4 !
« I’m to president order to rescue you »
La première chose qui frappe en mettant ce Resident Evil c’est,
dans un premier temps, le placement de la caméra. Maintenant derrière
l’épaule, elle offre un dynamisme nouveau dans la série.
Bien plus fluide, bien plus nerveuse, la série semble libérée
de ce coté statique qui régnait dans les précédents
opus. Toutes les actions sont réalisées avec facilité et
très instinctivement. Le personnage ne se déplace plus avec un
balais dans le c.. et ce meut avec fluidité sous notre contrôle.
Pour recharger, plus besoin de passer par l’inventaire mais une simple
pression sur le bouton B lorsque l’on est en joug et c’est fais.
De plus, les autres actions sont réalisable grâce au bouton A qui
sert un peu à tout et est très pratique. Lors des combats, il
permet de mettre des coups de latte aux ennemis devenus trop « intimes
». Appuyez dessus une fois pour ouvrir normalement une porte et deux fois
pour y mettre un coup et elle s’ouvrira bien plus rapidement… De
plus, les Quick Time Event sont assez présents mais très plaisant
et ne casse en rien l’action. Au contraire, ils la dynamisent. D’une
simple pression sur L+R ou A+B permet, par exemple, d’éviter un
rocher qui nous fonce dessus ou d’éviter une attaque lors d’un
combat. Pour ce retourner, une simple pression sur B et bas et voila, le tour
est joué. Cette maniabilité nerveuse est un savant mélange
de celle de Resident Evil Rebirth et d’un Devil May Cry. Le coté
action du jeu n’en est que plus renforcé. Mais j’y reviendrai
plus tard…
Une claque graphique !!
Les deux premières heures du jeu, on se dit « ‘tain, vachement
beau mais… » Jusqu’à être arrivé devant
un …….(NDLR : Chut, pas de révélation ^^). Et là,
c’est la véritable claque ! Le décor est à en faire
tomber la mâchoire et les animations ne sont pas là pour nous aider
à nous en remettre. Voir tant de détails, tant d’éléments
affichés en même temps, le tout sans un seul ralentissement…
Quand en plus une tempête commence et une flopée d’ennemis
vous arrive dessus avec, toujours cette même fluidité, on en reste
scotché. Mais, bien plus que cet aspect graphique, ce qui fait que ce
jeu est tout simplement somptueux, c’est son grain graphique. Capcom a
réussit à lui donner une âme par le biais de ce style nouveau
pour la série et nous le prouve tout au long du titre. Jamais je n’avais
vu, sur console, un jeu de ce niveau là et je ne pense pas en revoir
encore sur cette génération. C’est bien simple, mis à
part quelque bug de collision, le jeu est quasi-parfait de ce coté là.
Visiter les nouveaux environnements comme un château habité par
des moines belliqueux, « naviguer » sur un lac… est un véritable
plaisir visuel et mets un énorme coup à la concurrence. Fini aussi
les portes qui s’ouvrent lentement pour masquer le changement d’une
pièce à une autre, maintenant tout ce joue sans être interrompu
et ne casse plus le rythme imprimé par le jeu. Jamais le Gamecube n’a
été aussi bien utilisé et, on sent que Shinji Mikami et
son équipe connaissent la console. Les chargements sont quasi inexistants
ou pas plus que 2 à 3 secondes. Mais continuer d’en parler sans
dévoiler des nouveaux lieux, ceux que l’ont n’a pas vu dans
les vidéos, serait bien difficile…
Quelle ambiance !!
Pour tous ceux qui avaient peur de ne plus avoir peur dans cette nouvelle formule,
soyez rassuré, le jeu est très stressant. Déjà,
comme dit plus haut, rien que le grain de l’image donne cette impression
d’oppression, de ne se sentir en sécurité nulle part. Le
placement de la caméra ne permet pas d’avoir une vue d’ensemble
mais juste d’entendre ce qui ce passe autour. Entendre les ennemis s’organiser
mais ne pas les voir procure une sensation proche de celle ressentie lorsqu’on
est une proie. L’IA est très poussée et voir les villageois
éviter les balles, venir sur les flancs pendant que l’on s’occupe
de devant soit nous met constamment sur le qui-vive. Même lors des cinématiques,
pas moyen de ce reposer et de regarder tranquillement car un QTE peut arriver
et demander une action rapide du joueur. Mais, ce qui fait surtout que l’on
est constamment pris par le jeu est son ambiance sonore. Le jeu ne propose pas
une bande son à proprement parler mais une ambiance sonore fait de la
voix de vos ennemis s’organisants pour mieux vous botter les fesses, des
bruits de leurs pas et de tronçonneuses qui démarre… La
foudre qui s’abat, ou encore être sous une averse qui ne semble
pas prête de s’arrêter ne sont que des exemples, mais une
fois dedans, il est quasi impossible d’en sortir. De plus, la musique
n’est jamais gênante et contribue encore plus à cette ambiance.
L’entendre démarrer lorsque l’on vient de ce faire repérer
fait monter une poussée d’adrénaline rarement ressentit
dans un autre titre du genre. Les thèmes musicaux collent, à chaque
fois, parfaitement à la situation et celle du générique
de fin est tous simplement… sublime. Du coté du doublage, rien
à dire. Les acteurs choisit collent très bien aux personnages
et jouent admirablement bien, on se croirait presque devant un film.
Mikami et sa vision du cauchemar
Le Capcom Studio 4 nous livre ici sa véritable vision de la série.
Le changement le plus flagrant est ce coté action, limite bourrin, que
prend la série. Mais, sans jamais vraiment trahir l’esprit d’origine.
Ce Resident Evil 4 n’est pas vraiment un Survival Horror ni un jeu d’action
pure mais un Action Horror game (copyright Joe© 2005). Quelques énigmes
Residentèsques par-ci, par-là mais rien de très pousser.
Ça pourra déplaire à certain mais, je pense que cela ne
peut que donner enfin le coup de fouet que la série avait besoin. De
plus, le jeu est bourré à craquer de référence en
tout genre qui vont du cinéma (« La nuit des morts vivants »
de George Romero en premier avec certain moment culte, « The Ring »
ou même à « Alien » mais je n’en dirai pas plus…)
et à celle d’autres jeu ( Léon dégage une classe
proche de celle de Dante avec des répliques, des attitudes et des actions
qui « tuent » mais aussi à Metal Gear comme ce moment où
soit on fonce dans le tas soit on se la joue Snake et on « dégage
» le terrain avant de s’y aventurer. Mais le jeu puise aussi dans
« Ico » pour les phases avec Ashley et, par certains aspects «
Silent Hill »…)
De plus, le jeu a un petit coté RPG avec les mystérieux «
marchands » qui permettent, entre autre, d’acheter de nouvelles
armes, d’agrandir sa capacité d’accueil et de customiser
ses armes. L’argent a d’ailleurs une place assez importante car
presque tout peut s’acheter sauf… les munitions. Car Capcom a penser
à tout et parsème son jeu de beaucoup de munitions mais, ce n’est
pas un luxe vu le nombre d’ennemis à tuer... Et, contrairement
à ce que l’on peut entendre, se retrouver à cours peut arriver,
et plus facilement que l’on ne croit. C’est pour ça qu’il
faut utiliser aussi les décors comme tombeau pour nos adversaires et
aussi, faire preuve de beaucoup de dextérité devant le bestiaire
assez fourni du jeu.
Les combats sont très rythmés et offrent une sensation unique.
Le Hit Key Zone du jeu est une merveille. Un ennemi vous cour dessus ? Visez
les jambes et celui-ci mettra un genou à terre, viser une épaule
lui fera lâcher ce qu’il tiens en main… Lorsqu’un ennemi
vous attrape, pour le faire lâcher prise, bougez dans tous les sens le
stick analogique et Léon lui mettra au choix un coup de coude, de pied
ou lui explosera la tête avec ce même coude... Le jeu est très
gore et très bien fais de ce coté là. Les têtes qui
explosent dans une gerbe de sang accompagnées des bruitages adéquats
font ressentir des frissons de dégoût. Et ce faire planter ou couper
la tête est toujours accompagné d’émoglobine. De ce
coté la, le jeu n’est pas à mettre entre toute les mains…
Un casting Hollywoodien
Le scénario du jeu est assez intéressant et souvent bien relancé
par son casting de choix et son déroulement. C’est bien simple,
on a toujours envie d’en savoir plus sur le pourquoi du comment et les
références du jeu vont même puiser dans les rituels de sacrifice
et hispaniques (normal l’action est supposée ce dérouler
là-bas…) et offre un contexte pesant mais que l’on a envie
de suivre. Savoir comment les villageois sont devenus ainsi ? Pourquoi kidnapper
la fille du président des Etats-Unis ? Qui es véritablement Luis
? ou Umbrella existe-elle toujours ? Tout cela nous maintient en haleine jusqu’au
bout du jeu et donne constamment envie de le continuer. La première rencontre
avec Ada en est le meilleur exemple. On poursuit l’aventure en ce disant
« Elle était pas morte ? Et Que fais t-elle ici ? » Et que
dire du premier combat contre Krauser, un moment devenu Mythique pour moi et
une des meilleurs cinématique vu depuis bien longtemps par ça
« force » et par le charisme des « acteurs ». Ou encore
le combat contre « El Gigante » troll géant tout droit sortie
du « Seigneur des Anneaux ». C’est bien simple, le jeu ne
me laisse que de bons souvenirs et je suis sûr de le refaire un nombre
de fois assez conséquent.
Belle transition mon Joe
Pour un Resident Evil, ce 4ième opus est long, très long. Il faut
compter une petite vingtaine d’heure pour le finir une première
fois. Mais, le titre possède un Replay Values énorme. En le finissant
une première fois, on débloque deux nouveaux modes : le mode «
The Mercenary » et le « Assignment Ada ». L’un propose
de petit challenge sur différent monde et avec différents personnages
que je vous laisse le loisir de découvrir et un second avec un petit
scénario avec Ada Wong. De plus, refaire le jeu dans le mode Hard, offre
un challenge vraiment très sympa et permet d’emprunter des chemins
différents sur certains moments ou, tout simplement d’y aller «
dans le tas » ou à la Snake. Et, rien que pour le plaisirs de revoir
des moments mythique (Krauser, viens la mon petit… Quel combat !!!!),
ont ce doit de le refaire ne serait-ce qu’une seul fois.
Léon, le « Dante » de 2005
Il y a tant à dire sur le jeu, et je suis sûr d’en oublier
et d’en omettre par choix, mais je pense qu’il est tant de conclure.
Pour faire simple, disons que Resident Evil 4 est tout simplement le meilleur
jeu auquel j’ai pu me frotter ces derniers temps… Il est, pour moi
et pour le moment, LE jeu de cette génération et ce ne seront
pas les GT4 ou autres GTA qui me feront changer d’avis. Il devient, par
moment, une œuvre d’art vidéo ludique et par d’autre
« juste » génial. Quelques petits défauts de confection
me disent qu’il n’est pas parfait mais il s’en rapproche très
fortement. Je ne vois que le prochain Zelda pour le détrôner, et
encore, s’il fait aussi bien ce sera déjà pas mal ! Peux
être MGS 3 mais, après avoir joué à Resident Evil
4, et je conclurai là dessus, les autres jeux vont me paraître
bien fades.