
Des morts à tous les coins de rues, des vols de voiture de plus en plus
fréquents, et des fusillades dans les bas quartiers...... Non ceci n'est pas la
nouvelle politique française d'insécurité, voici bel et bien par chez nous le
retour de GTA, revêtu de son plus bel habit d’apparats. Souvent polémique et
toujours idolâtré par les joueurs, ce nouvel opus a été interdit aux moins de
18ans.... Mais que peut-il bien cacher de si méchant ?
Il était une fois…
Quelle belle et longue série que nous donne les GTA, vous souvenez vous encore
de vos bons vieux jeux PSone et PC ? A cette époque la vue était au dessus de
nos têtes et les villes n'étaient pas vraiment énormes, mais déjà bien
conséquentes. Dans GTA 3, sorti à son tour sur PS2 pour poser les bases
graphiques de cette série déjà devenue mythique auprès des joueurs (à croire que
la polémique attire le joueur affamé), l'environnement apparaissait pour la
première fois en 3 dimensions avec une Liberty City plutôt jolie pour l'époque
et surtout très grande... Mais nous n'étions pas au bout de nos peines. Arriva
Vice City et sa réplique de Miami dans une ambiance totalement différente de
celle qu'on avait pu connaître auparavant. Mais ce n’était pas tout, que nous
préparait Rockstar ce coup-ci? Et bien pas moins qu'un Etat pour évoluer. Trois
villes immenses, répliques de Los Angeles, San Fransisco et Las Vegas (Los
Santos, San Fiero et Las Venturas (NDLR : Las Venturas, c’était aussi un nom de
film avec Jim Carey assez stupide, mais marrant…), pour former l'Etat de San
Andreas, avec ses champs et collines, légères montagnes, routes boueuses de
campagne, voies express et petits patelins de fermiers perdus dans la nature....
Bref tout un monde pour pouvoir évoluer. Mais ce qui est le plus affolant et
pour vous faire une représentation de la taille, Los Santos est de taille
équivalente à celle de Vice City.... Laissez vous emporter dans cette nouvelle
dimension.
On plante le décor
Fini les mafieu made in 1980 avec leur costard a 2000$, chemise ouverte et
l'ambiance assez disco de cette époque. Fini aussi l’inspiration par Scarface et
les autres films de ces années là, ici Rockstar réoriente les personnages pour
sa nouvelle géographie, et nous nous retrouvons projeté dans les années 90 dans
les bas fond de Los Santos et plus particulièrement les quartiers noirs. Carl
Johnson, alias C.J., revient de Liberty City 5ans après avoir raccroché sa vie
de truand pour l'enterrement de sa mère assassinée par un gang rival. A peine
arrivé de l'hôpital qu'il se fait attraper par deux flics ripoux. Vous devinez
déjà la suite : chantage et dépouillage, C.J. est lâché sans argent ni vêtement
dans la rue. C'est à partir de ce moment que notre Héros se décide de
reconquérir le territoire de son gang et de venger sa mère. Les doublages sont
d'une qualité comme toujours infaillibles et en anglais, donc préparez vous a
entendre souvent les bonne veilles expressions américaines des bas quartiers
comme "Yo Bro" et autres "Wassup Nigga". Côté scénaristique et personnages, on
retrouve du grand Rockstar comme à l'habitude, grande diversité de personnalités
plus ou moins fortes… et plus ou moins bien montrées
C'est parti !
Dès le moment où vous êtes lâché de la voiture de police, vous retrouvez en
l'espace d'une micro seconde le touché si particulier d'un GTA. La prise en main
est immédiate et tout ce que l'on peut trouver dans San Andreas n'est en rien
dépaysant. Liberté de mouvement absolue, missions diverses (taxi, flics,
pompiers,...). Premier changement, ç’en est fini des paquets cachés, c'est au
tour des tags plus ou moins sauvages pour marquer son territoire. On peut tout
aussi bien opter une première balade dans un univers immense. Mais faites
attention, n'essayez pas de passer à la nage quand un pont vous est barré, sinon
la police vous arrêtera pour entrée clandestine sur un autre territoire… Si les
premières missions ressemblent plutôt à de la prise en main qu'au scénario à
proprement parlé (recouvrir des murs de tags, s’échapper en vélo), le jeu tourne
vite aux scènes gangsta style : fusillades, règlements de comptes, tabassage de
dealer, vol de matériel militaire, poursuite en moto dans les ruelles et sur le
freeway (NDLR : Autoroute)... Bref tout un univers jouissif enfin retrouvé ! Le
niveau de surprise reste toujours aussi constant, on ne sait jamais quel genre
de mission on devra accomplir. En gros nous avons ici du GTA à l'état pur. San
Andreas fait comme Vice City pour GTA 3 en augmentant la diversité de gameplay.
Je ne saurais vous faire l'inventaire de tous les nouveaux véhicules présent ici
(entre autres vélos, tracteurs tondeuses et tracteurs tout court, avions,
......)
GTA mange du Fable pour une version RPG ?
L'autre grande nouveauté que l'on trouve dans GTA SA se retrouve dans
l'apparition d'aptitudes pour C.J. . « Mais qu'est-ce donc que tout cela ?» me
direz-vous… tout simplement un système évolutif pour notre petit personnage. Y
sont répertoriés l'endurance, la force physique, la masse graisseuse ainsi que
le Sex Appeal et le Respect. A termes la force physique sert à augmenter la
force de frappe dans les combat au corps à corps ; l'endurance, le temps pendant
lequel on peut sprinter et nager vite (oui car maintenant on peut nager en
surface et sous l'eau grâce à la barre d'apnée qui est elle aussi évolutive). Le
taux de graisse s'il est trop haut vous fera ressembler à nos chers américains «
typiques », partisans de la religion MacDonald, mais faut vraiment le vouloir
parce que ce n'est pas donné à tout le monde et les courses folles vous font
perdre du poids. C'est aussi à ce moment que réside une magnifique preuve de
réalisme enfin apparue dans GTA, car c'est en allant manger que l'ont récupère
des morceau de sa barre de vie, joli coup m'sieur Rockstar. On oublie assez vite
cette nouveauté qui ne se trouve en rien dérangeante. Mais toujours dans le même
principe, la maîtrise des véhicules (dérapages contrôlés, chutes a vélo et en
moto évitées) ainsi que la maîtrise des armes se fait à force de pratique et non
avec de longues séances d'entraînement fastidieuses...
CJ, où l’homme à tout faire…
Mis à part le fait que C.J. peut faire tout ce que ses prédécesseurs
savaient faire, il sait à présent nager et grimper aux murs et autres grillages
ou clôtures pour échapper à ses chers amis les flics. Les combats aux poings ont
subits un sacré lifting, car à présent on pourra effectuer des combos, se
protéger et deux touches servent à frapper quand la victime a été ciblée grâce à
la pression de la touche R1. Cependant le système de ciblage est toujours aussi
foireux lors des gunfights, et on en devient vite saoulé. Surtout depuis le
temps qu'on demande de régler ce problème plutôt gênant. ..Sur ce point on peut
foirer une mission plusieurs fois, ce qui est assez énervant… surtout que ce
n'est pas comme dans The Getaway où l'ont reprenait la mission à l'endroit où
débutais la fusillades où après (comme une sorte de checkpoint toujours absent
de GTA) et il devient assez lourd de devoir sortir de l'hosto ou charger sa
partie pour ensuite retourner au point de mission qui se trouve à perpète les
oies pour se retaper le long et fastidieux chemin jusqu'au moment où débute le
vrai combat... Bref ce point aurait pu être amélioré, peut être pour le
prochain, on l'espère.
GTA is a blonde
L'intelligence artificielle est une fois encore faiblarde. Les flics sont
héroïques au point de sauter après vous d'un pont de 20 mètres de haut… Mais
aussi dans les rues, les gens pètent un câble on ne sait trop pourquoi et fonce
avec leur voiture comme des fous dégommant tout sur leur passage. Mais le plus
gros problème, et c'est là que le bas blesse, est la réalisation graphique
plutôt juste. Les univers sont cubiques, certaines textures minimalistes et les
personnages sont beaucoup trop simplistes… On a parfois l'impression sur
certaines cut scenes que les mains des personnages sont des paluches de
playmobils. Encore ici le jeu va subir la dure comparaison de The Gateway, mais
ceci s'explique juste par une chose : PS2 vieillissante. Les zones étant
extrêmement vastes et une quantité de chargements très faible (signature de
Rockstar), la qualité graphique se devait d’en souffrir et c'est bien dommage.
Mais le design est comme toujours une réussite magistrale alliant diversité et
complexité.
En définitive...
Même si San Andreas n'est pas le plus beau des titres de la PS2, il n’en
reste pas moins un GTA avec son univers grisant, ce qui fait qu'on laisse ce
détail de côté pour s'adonner au plaisir de jouer. Car même si l'on a envie de
faire une pause dans les combats de rues, plus besoin d'éteindre la console,
partez direction Las Venturas pour faire un petit billard, survolez en jet
l'état entier, cambriolez quelques maisons ou allez faire du sport... Tout ce
jeu recèle d’une vie interne, une dimension parallèle à la notre mais si
ressemblante. Parmi toutes ces nouveautés il en existe une qui aura été ratée :
c’est le mode multijoueur qui aura tant fait parler de lui. En fait de mode
multijoueur, seules quelques missions pourront se jouer à 2 joueurs en
coopération, et il faudra savoir rester solidaire à l'écran car le mode splitté
n'est pas de la partie... Finalement ce n'est pas pour celui-ci qu'on aura un
mode multijoueurs, le prochain peut être? En l'attendant, régalons nous avec ce
San Andreas qui est bien le hit qui était attendu, à posséder absolument dans sa
ludothèque !