
EA Sports it’s in a game !! Bienvenu à tous les fans de foot, EA Sports comme
chaque année nous gratifie de la nouvelle version de son célèbre jeu de foot
FIFA !
Avant d’entamer ce test je tiens tout de même à préciser que je suis un gros fan
de PES et que j’ai malgré tout suivi FIFA (du moins depuis le 2003, car je
trouvé les précédents trop arcade). Alors je serais impartial sur ce test ! Mais
aucune inquiétude cependant car comme je l’ai dit dans ma préview il y a quelque
temps ce FIFA s’annonce excellent voyons ensemble ce qu’il en est.
Un peu d’histoire.
Mon dieu, qu’il est loin le temps ou FIFA était le n° 1. C’était d’ailleurs
avec FIFA international soccer sur Mégadrive que la série avait débutée, et
autant dire qu’à l’époque ce jeu m’avait fait une très grosse impression. Des
graphismes excellents, une animation exemplaire et surtout une ambiance de
folie… mais il n’est pas resté la référence bien longtemps, car Konami sortit
sur Super Nintendo le fantastique « International Superstar Soccer » plus connu
sous le nom de ISS. Cette série a littéralement envoyé FIFA ad patres grâce
notamment à un gameplay excellent et des graphismes formidable pour l’époque.
D’année en année FIFA est resté fidèle à lui-même, et n’a su évoluer que
graphiquement. Le jeu s’orienta de plus en plus vers l’arcade, et les Pro PES
ont boycotté cette série qui était tout sauf réaliste (ont se souviendra des
pointes de vitesse fulgurante de nos footeux, à faire pâlir un guépard). Cette
série c’est vu affublé d’un 100% arcade, jusqu’à un jour de la fin d’année
2002...
Alors que tout le monde attend PES 2, FIFA lui pointe le bout de son nez
timidement. Au final, il se révèle être une sacrée surprise. Le jeu avait
carrément changé de voie, et venait directement piétiner les platebande de
konami sur son propre terrain (à savoir la simulation). Il était clair qu’EA
Sports n’avez qu’une seule idée en tête : rallier les joueurs PES chez FIFA.
Mais comme tout le monde le sait, ce n’est pas arrivé. PES 2 était certes moyen
mais il était tout de même supérieur à FIFA 2003. Est-ce que cette année nous
aurons droit au même schéma ? Réponse tout de suite.
Tout nouveau tout beau.
Voilà le jeu en main j’insère le mini-dvd dans la console et hop c’est
parti. Première bonne nouvelle il y a un mode 60 Hz. Le jeu démarre sur une
intro qui met en scène les 3 parrains du jeu à savoir Henry, Delpierro et
Ronaldinho. Viens ensuite l’écran de sélection des modes avec entres autres les
désormais célèbre match rapide, coupe, option et mode carrière sur lequel nous
reviendront plus tard.
Pour me mettre dans le bain je choisi deux équipes. Premier défaut découvert…
la manière de sélectionner son équipe est bordélique. J’ai même l’impression
qu’elle est pire que dans l’opus 2003. Pourquoi donc ne pas faire une sélection
typée PES ? C’est bien plus simple, et le gain de temps serait honorable. On
remarque quand même qu’il y a énormément d’équipes, avec par exemple les ligues
1 et 2, 4 divisions Anglaises, 2 divisions Espagnoles et j’en passe. Je décide
donc de choisir 2 équipes nationales. A ce propos je trouve vraiment dommage que
des nations comme les Pays-Bas ou le Japon soient absentes.
Un chargement plus tard (rassurez vous, ils sont court) le match se lance.
Premier choc : le jeu est très beau ! La modélisation du stade est
exceptionnelle, et quand aux joueurs le syndrome grosse tête fidèle à FIFA ne
semble plus de la partie. Cependant bien que le jeu soit beau je n’aperçois pas
les superbes effets de lumière sur les joueurs qu’il y a sur les versions Xbox
et PS2. Bizarre… de plus, il y a un léger voile qui fait que le jeu devient
légèrement flou, et là j’aimerait comprendre car ce voile n’est présent dans
aucunes autres versions. Il n’est pas gênant certes mais il est bien présent.
Le match débute, et les animations ont gagnées en finesse. Le coté arcade a
quasiment disparu (fini les chevauchés solitaire avec un joueur). Cela dit, bien
que l’on reconnaît parfaitement Zidane et autres Ronaldo, certains joueurs qui
étaient réussis dans l’édition 2003 se révèlent ici méconnaissables. C’est le
cas par exemple de Daniel Moreira (NDLR : Ozorah est lensois.. eh oui ont est
Lensois ou ont ne l’est pas !).
Quoi de neuf sinon ?
Eh bien heureusement les nouveautés sont légions ! De nouvelles possibilités
vous sont offertes, avec par exemple le « Off Ball Control ».
Cette option au nom barbare se révèle être en fait une sacré révolution dans les
jeux de foot. Le système est assez simple à comprendre. Lors d’une attaque, une
simple pression sur le bouton Z vous permettra de voir trois de vos attaquant
devant vous et qui vous feront un appel de balle, appuyer ensuite une nouvelle
fois sur Z et là vous choisissez le joueur que vous désirez bouger. Une fois ce
choix fait, vous pouvez le contrôler comme bon vous semble avec le stick droit
(attention tout de même au hors-jeu !). Une fois placer où vous le souhaitiez
passez lui le ballon !
Cela peut paraître brouillon au premier abord, mais une fois bien maîtriser vous
pourrez vous créer des occasions de folie comme dans aucuns autres jeux de foot.
Idéal pour les centres par exemple.
Le mode carrière.
Voici probablement le mode le plus complet de ce FIFA 2004. Votre but dans
ce mode est bien sur d’emmener votre équipe au plus haut niveau footballistique
sur 5 longues années. Il s’offre alors à vous les choix de transferts, de la
gestion totale de votre équipe (avec les entraînements solo ou en équipe), et de
la gestion des joueurs blessé et des départs lors d’une fin de saison.
En parlant de saison il faut savoir que des objectifs vous sont demandés chaque
années, avec entre autres un certain nombres de but à marquer, ou encore d’en
encaisser le moins possible à domicile, ou même encore, d’avoir le plus de
victoire possible a l’extérieur.
Bien sûr, il faut aussi aligner le plus de victoire possible pour évidement
obtenir des points, et être le mieux placer dans le classement (sous peine
d’être relégué dans une division inférieure en fin de saison,).
Ce mode carrière se révèle être un mode ligue master comme pour PES, mais en
nettement plus aboutit. Messieurs de Konami, prenez en de la graine !
Et le gameplay dans tout ça ?
Le gameplay de ce nouveau FIFA a bien évidement évolué, et il est maintenant
orienté vers la simulation. Que ce soit bien clair, FIFA n’est plus un jeu
d’arcade pur et dur, mais une simulation de football à part entière. Pour de
l’arcade, voyez plutôt du côté de Virtua Striker de Sega ou Red Card.
Les joueurs réagissent bien et n’hésitent pas à se démarquer et à vous faire
des appels de balles. La défense effectue un très gros pressing, et l’IA est de
très bonne facture. On remarque par exemple de les joueurs adverses ne ce
cantonnent plus à jouer au milieu mais qu’ils effectuent de vrai débordement sur
les ailes, et ils savent comment vous mettre en difficulté. Les gardiens quand a
eux ne partent jamais en défaut. Ils sont là pour protéger leur but, et vous le
feront comprendre plus d’une fois. Les battre n’est plus aussi facile qu’avant.
Ils ne sortent que quand c’est indispensable, et vous étonnerons par leur
comportement très réaliste.
Les frappes, quand à elles, ont subit un sérieux lifting et sont désormais
plus réalistes. On sent vraiment le ballon partir, même si il existe encore
quelques problèmes (comme par exemple un joueur vous envoie un boulet de canon
sans même prendre appuis…). Il est possible aussi de faire des frappes au raz du
sol en laissant le bouton Z appuyé lors du tir.
Les actions aussi sont bien plus réalistes. Avec entre autres têtes, têtes
piquées, volés, demi-volées, têtes plongeantes, ciseaux acrobatiques, contrôles
orientés… Cela va sans dire : EA a fournis des efforts, et ça se voit !
Question d’ambiances.
Tiens parlons en de l’ambiance sonore. Elle est tout simplement fabuleuse !
Plus de 350 chants de supporters ont été enregistrés en studio, puit intégré au
jeu. Au final, c’est tout bonnement terrible ! Faites un essai OM/PSG vous
verrez ! Frissons garantis !
Les commentaires quand a eux sont très réussi. Le duo Grégoire Margotton/Remi
Garde fonctionne à merveille. Parfois on ce demande si ils ne sont pas cachés
dans la console tant leur remarques sont judicieuses. Et le pire, c’est que nos
deux compère on vraiment un échange de mots. On peut par exemple entendre des
trucs du genre :
« Oh oui c’est le but ! Une très belle frappe ! Il n’a pas raté l’occasion de se
faire remarquer, il y a du talent chez ce joueur !
- effectivement Grégoire, tout le monde le sait ! Trezeget est un buteur né ! ».
Avouez que ça rend mieux que sur PES !
De plus, dans les menus vous n’aurez pas le droit à de la vulgaire techno
façon PES, mais a de vrai morceaux très connus ; avec par exemple des groupes
comme Underworld, Asian Dub Fondation et The Jam. Ce sont ainsi un total
d’environ 25 morceaux qui vous sont proposés. EA a toujours été le meilleur à ce
niveau là, et on nous le prouve une fois encore.
La conclusion.
Pour conclure, je dirais que bien qu’il est évolué d’une manière plus
qu’intéressante, FIFA 2004 reste un poil en deçà de PES 3. Question gameplay, on
sent moins le ballon lors des séquence de jeu, ce qui n’est pas trop grave, mais
gênant pour les férus de simulation. Il surpasse cependant PES 2, ce qui est ma
foi une bonne chose. De plus, des défauts rageant font leur apparition. Le mode
60hz, c’est bien mais… si le jeu rame ça l’est tout de suite moins. En 50 Hz
aucun souci. C’est parfaitement fluide. Alors à vous de choisir entre un jeu
parfaitement fluide ou un jeu rapide mais saccadé. Autant vous prévenir, le jeu
est bien trop rapide en 60Hz. Mon conseil : laissez le 50Hz, le jeu n’en sera
que plus réaliste encore.
Quelques autres choses rageantes : il s’agit de la quasi obligation de jouer
en passes. En effet, il devient presque impossible de crée le décalage avec un
attaquant. Le jeu se résume alors à passe, passe, passe, tir… Du moins les
premières heures de jeu, car ensuite on commence réellement à pouvoir dribler un
adversaire grâce aux feintes.
Autre défaut, et c’est le dernier. Il s’agit de l’absence de mode compétition
internationale (a moins qu’il faille les débloquer, mais rien en vue pour le
moment).