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 Le
voici le voilà en bonne et due forme, le test de Zelda : The Wind Waker. Un jeu
que des millions de fans attendaient au tournant et qui souleva de nombreuses
inquiétudes quant au choix graphique basé sur le Cell Shading. Je ne vous ferai
pas l’insulte de vous présenter cette série connue bien au-delà du monde du jeu
vidéo, alors rentrons dans le vif du sujet. Est-ce que ce nouvel opus est un bon
jeu ? Il ne s’agit pas ici de répondre à cette question car bon il l’est
assurément ; mais nous savons vous et moi qu’un Zelda ne peut se contenter de
cela et doit faire honneur à sa légende. Alors, cet épisode mérite-t-il ce titre
?
Le poids du succès.
Lorsque
l’on développe une série à succès telle que Zelda, où le poids de chaque erreur
dépasse l’entendement, rien ne doit être laissé au hasard. Tout repose, alors,
sur un équilibre simple mais très subtil : savoir surprendre le joueur sans pour
autant briser ses repères. Il est évident que le nom de Zelda évoque chez les
joueurs des images, des noms, des possibilités et des sons récurrents. Supprimer
tout cela reviendrait à modifier l’essence même du jeu. Mais il faut également
savoir donner un air nouveau pour que l’on se laisse une fois de plus séduire
par la magie. Bref proposer du familier en évitant le déjà-vu. Ce que, nous
verrons, Wind Waker a brillamment réussi.
Une Audace graphique…Une réussite technique.
Voici
la première cause de tant de bruit autour de ce Zelda, premier épisode sur une
console nouvelle génération. On était en droit de s’attendre grâce à la
puissance du Gamecube à des effets pyrotechniques réalistes par milliers, des
polygones à gogo flatants nos mirettes…Et pourtant on nous offre là du « simple
» Cell shading. Autant vous le dire de suite, je félicite cette audace car au
final, le résultat se révèle bien plus intéressant. Une fois l’effet de surprise
passé on découvre un monde vivant constamment en mouvement où les aplats de
couleurs se mélangent et se fondent pour ouvrir les portes d’un tableau
envoûtant. Si l’on parle de premier Dessin Animé jouable, ce n’est absolument
pas exagéré. Ce choix a permis non seulement de donner une autre dimension au
monde de Link, entre la 2D et la 3D qui lui correspond parfaitement, mais
également d’offrir une liberté d’action des plus appréciables. Chaque visage
exprime enfin les émotions en temps réel et l’on se prend très vite à s’attacher
à eux. Voilà en partie ce qui explique le choix du Cell shading : l’émotion du
jeu. Lors de mes premières minutes de jeu, mon neveu de 3ans été à mes cotés et
ses yeux brillaient d’admiration pour ce « petit bonhomme vert ». Comment ne pas
sourire lorsque Link se plaque contre un mur et que son visage exprime avec
virtuosité la méfiance ou lorsqu’il se brûle les fesses en faisant un bond de 10
mètres ou encore lorsqu’il s’étire. Depuis, mon neveu me demande régulièrement
des nouvelles du petit bonhomme vert.
Pari
entièrement réussi donc pour l’équipe de Miyamoto San. Pour les plus sceptiques
d’entre vous qui pensent encore que ce fut le choix de la facilité sachez que le
Cell shading est accompagné d’effets tout à fait saisissants comme les
transparences (de la voile par exemple), de lens flare pour le soleil (avec de
jolis contre-jours), de lumières, de déformation dues à la chaleur et j’en
passe. Le Cube n’a vraiment pas à rougir, bien au contraire (la scène du château
endormi qui se colorise en même temps qu’il se réveille est un délice !).
Surtout lorsque l’animation est aussi parfaite. Je n’ai relevé aucun
ralentissement, aucune saccade gênante, rien (et ce n’est pas défaut d’avoir
cherché) tout est très fluide et renforce cette impression de Dessin Animé. Link
se meut tel un pantin qui répond à notre regard émerveillé et c’est un vrai
régal. Avec en plus un sound-design de qualité, bien présent, et tout aussi
hilarant que le graphisme Zelda : The Wind Waker est une réussite technique
totale qui crée l’exploit de surprendre le joueur.
Le vent l’emportera.
«
Il y a bien longtemps, existait un royaume où l’on disait cachés les pouvoirs
des Dieux. Mais un beau jour, l’attention d’un être maléfique se porta sur ce
royaume. Il déroba les pouvoirs des Dieux puis s’en servi pour faire sombrer la
province dans les ténèbres. Mais, alors que le sort du royaume semblait scellé,
un jeune homme, tout de vert vêtu, surgit de nul part. À l’aide de son épée
magique, il repoussa l’être maléfique et ramena la lumière dans la province. Le
peuple du royaume appela ce jeune homme qui avait traversé le Temps pour lui
ramener la lumière, Le Héros du Temps. L’histoire de ce garçon se transmit de
génération en génération, jusqu’à devenir une légende…Quand un jour un nouveau
vent de malheur souffla sur le royaume, l’être maléfique, que le Héros du Temps
semblait avoir réduit au silence, resurgit soudainement du plus profond de la
terre. Le peuple voulut croire que le Héros viendrait à nouveau à son secours.
Mais celui-ci ne reparut point…Nul ne sait ce qu’il advint du royaume…Mais, si
aucun souvenir de la province ne demeure, le souffle de la légende ne s’est pas
encore tout à fait tu. Dans une petite île, il est devenu coutume de célébrer le
douzième anniversaire des jeunes garçons en leur faisant revêtir un habit
vert…Le cœur frais comme le vent des prairies, ils rêvent de faire siffler leurs
lames comme un tourbillon pour briser les ténèbres. Quant aux anciens, ils
prient pour que ces enfants deviennent un jour aussi vaillants que le Héros de
la légende… »
Ainsi
débute votre épopée sur l’île de l’aurore, lorsque votre petite sœur Arielle
vient vous réveiller pour vous prévenir que votre grande mère vous cherche.
Aujourd’hui est le jour de votre douzième anniversaire et il vous faut revêtir
les habits verts (petite ballade qui vous permet de vous familiariser avec les
commandes et techniques du jeu). Vous assistez alors à une scène étrange où un
oiseau gigantesque, tenant dans ses serres une jeune fille, est poursuivi par un
bateau pirate. Ce dernier faisant feu, l’oiseau relâche sa proie qui tombe dès
lors dans la forêt au sommet de l’île. Vous partez à son secours, et la ramener
saine et sauve. Mais devant vos yeux et ceux des pirates, l’oiseau dans un grand
retour emporte votre sœur au loin. Brandissant votre épée vous vous élancez
aveuglé par votre courage à sa poursuite et c’est Tétra, capitaine des pirates,
qui vous sauve d’une belle chute…Mais vous ne pouvez pas abandonner votre
soeurette et décidez de partir à sa recherche avec les pirates. Votre
anniversaire risque de faire date !!!
Très rapidement donc, les commandes de bases sont maîtrisées et votre aventure
démarre. Et bientôt vous trouverez la Baguette du Vent qui vous permettra de
contrôler cet élément à votre guise au travers de diverses mélodies (ça vous ne
rappelle rien ? ;)). Cela sera essentiel pour continuer votre aventure (d’où le
titre oui -_-).
Un plaisir signé Zelda.
Pour
ceux qui ont goûté (jusqu’à plus soif bien souvent ;p) à Ocarina Of Time, une
foule de choses vous sembleront familières autant au niveau du monde, des
personnages que l’on retrouve (l’arbre Mojo et les kokiris par exemple), que des
actions possibles, du gameplay, des musiques, etc…S’enchaîneront nombres de
donjons à visiter, bien souvent pleins de surprises. Tantôt vous devrez vous
infiltrer tel un Solid Snake seul contre tous, tantôt devrez déjouer les pièges
et résoudre les énigmes qui empêcheront votre progression, ou encore faire
valoir vos talents de combattant. Rassurez vous, pour tout cela notre héros
répond vraiment au doigt et à l’œil. Jamais aucune action ne vous semblera
compliquer à accomplir. Et cela grâce à un gameplay efficace et bien pensé. Un
bouton unique pour toutes les actions simples (le bouton A) comme soulever un
rocher, jeter, discuter, se plaquer au mur, lâcher une corde, et autres. Le
joystick jaune permettant, lui, de choisir votre angle de caméra et une vue
subjective très pratique pour observer les environs. Le système de lock, qui
permet de garder les ennemis en vue, est toujours présent et rend les combats
vraiment amusants et rapides. D’ailleurs
le maniement de l’épée est le même que dans Ocarina Of Time. Retrouvons avec
plaisir les coups horizontaux, verticaux, sautés, circulaires et place aux
combos. Le Bouton R sert à ramper ou vous protéger. Le reste correspond aux
accessoires que vous aurez assignés- si ça vous rappelle quelque chose c’est
normal-. Bien évidemment sont présents les désormais cultissimes Boumerang, arc,
grappin, bombes (pour ne citer qu’eux) et à tout cela s’ajoute le plus important
pour cet épisode : la voile, la longue-vue et la Baguette du Vent. Celle-ci
obéit aux mêmes règles que l’Ocarina du Temps. Pour ceux qui n’ont pas suivi
donc, vous devez reproduire via le stick jaune différentes mélodies que vous
aurez apprises pour provoquer certains événements ainsi que pour choisir la
direction du Vent. Très utile lorsqu’on se déplace à voile, n’est-ce pas ? ( oui
vous avez bien lu, vous aller parcourir le monde d’îles en îles sur un bateau à
voile ^_^). Cela ne sera pas de trop pour pouvoir venir à bout des incalculables
quêtes annexes proposées (dont la chasse aux trésors), assurant une durée de vie
bien plus qu’honorable.
En
ce qui concerne les actions, là aussi on retrouve les grands classiques marcher,
courir, nager, sauter, rouler, ramper, se protéger, combattre, saisir, jeter,
pousser, tirer mais en plus se plaquer au mur pour être discret et jeter un coup
d’œil furtif quant besoin est, se suspendre sur les rebords, se balancer aux
cordes, voler, contrôler certains animaux ou objets par la pensée et bien plus
encore. On se régale devant tant de possibilités, car rien ne vient troubler ce
plaisir de jeu si ce n’est quelques caméras capricieuses ici et là - osons
chipoter devant une telle maestra ^_^-. Et pour les fans de la première heure,
que vos cœurs se réjouissent car la Bande Son est une pure merveille comme
toujours, et nos thèmes adorés feront leurs retours sous diverses formes.
Impossible de s’en lasser !
Epilogue.
Ce
Zelda comme à chaque fois m’aura transporté dans son univers, me charmant d’un
monde aux couleurs éclatantes et me berçant de ses douces mélodies. Et je rêvais
d’un jeune garçon tout de vert vêtu, qui partit à l’aventure l’épée à la
ceinture et le courage aux mains pour aller quérir sa sœur perdue. Longue fut sa
route et nombreux les dangers défiés mais toujours j’étais à ses cotés, et je
conte la nuit tout bas lorsque les enfants sont aux aguets…la légende du Héros
du Vent qui bravait ses milles destinées.
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 Catégorie : Aventure
Nbr. de joueurs : 1 (2 avec GBA)
Développeur(s) : Nintendo
Editeur(s) : Nintendo
 Pour ceux qui n’ont pas l’habitude, un léger temps d’adaptation sera de mise, sans plus. En 5 minutes, on ne fait plus qu’un avec le Héros.
Une Audace qui se voit récompenser car tout est absolument magnifique de simplicité, de merveilles et de drôlerie. La meilleure utilisation du Cell shading à ce jour et du grand Zelda. J’évite le 20 par principe.
Aucun Ralentissement, aucun défaut, juste peut-être une légère saccade volontaire lors de la mort des ennemis que tout le monde n’approuvera pas. Mais là sérieux, je fais la fine bouche.
Ce n’est pas le meilleur qu’on ait vu, certes, mais qu’importe. Il est prenant, plein de magie et de naïveté que l’on accepte avec un grand sourire. Il nous le rendra bien.
Que de booooooonheur dans ses mélodies ! Zelda fidèle à lui-même pour notre plus grand plaisir. On laisse tourner le jeu volontiers juste pour se faire l’oreille.
La quête principale est déjà digne de ce nom, alors en plus si vous aimez finir un jeu à 100%, vous n’êtes pas au bout de votre plaisir ^_^. (NDLR : l’édition collector propose en plus Ocarina Of Time et une édition master quest, autant dire que votre Cube va chauffer).
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Ce Zelda s’apprécie comme un vieux livre de contes que l’on ouvre avant de se coucher pour ne le refermer qu’au petit matin. Ne pas posséder une telle perle de créativité et de magie serait une honte dont je refuse d’être témoin. Je vous aurai donc prévenu.
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