
Genre : Civilization-like temps réel
Configuration recommandée : Pentium III 700, 128 Mo, carte 3D 16 Mo
Dans le même esprit : Civilization 3, Empire Earth, Age of Empires
L’aube
naissante réchauffe notre peuple encore fragile, le chemin à parcourir est
encore long. Pourtant, quel plaisir de le voir grandir à travers les âges, de
recherches et de batailles. Ou comment se prendre pour un dieu sans se faire
interner !
Brian Reynolds et Jason Coleman, les deux compères fondateurs de Big Huge,
s’attaquent à un gros morceau. Vous le savez sûrement déjà, leur but avec ce jeu
est de concilier le meilleur du gameplay de Civilization et d’une très bonne
stratégie en temps réel. Rien que ça ! Le plus étonnant, c’est que le pari est
réussi !
Les upgrades ? C’est la vie !!!
Le
plus gros défaut (qualité vous diront les fans) d’un jeu comme Civilization 3
est justement d’adopter un rythme trop haché et lent. Le système au tour par
tour ne présente pas que des avantages, loin de là. L’idée de Rise of Nations
est de gommer ce frein à la jouabilité nerveuse. Nous ne parlons pas que des
cartes en Quick Battle ou Multijoueurs, habituées à cet état, mais aussi de la
campagne. Après avoir choisi entre 18 nations (Maya, France, Japon…), vous
débutez sur une carte stratégique à l’image de celles présentes dans la série
des Total
War.
Sur une carte mondiale, vous partez librement à la conquête des provinces
alentours. Cependant avant de plonger dans le feu de l’action, n’oubliez pas
d’utiliser une de vos cartes bonus. Celles-ci varient en fonction des peuples,
respectant la réalité historique, comme plus de troupes ou de ressources. De
plus, vous pouvez en gagner d’autres grâce à vos différentes victoires. Autour
du bâtiment central (une sorte d’immeuble des trois tailles différentes), la
caserner, les mines ou les fermes poussent. Les ressources de base telles la
nourriture, le métal, le bois ou l’or sont disponibles dès le début. D’autres
apparaissent avec les âges comme l’uranium. A noter aussi la présence de raretés
tels que l’épice ou l’ambre, très prisés sur les places du marché et lors des
échanges commerciaux. Néanmoins, pour découvrir les nouvelles technologies,
mieux vaut augmenter sa quantité de Connaissance. Tout
part
de la librairie, les nombreux upgrades pour chaque unité (dont certaines
uniques) et bâtiment peuvent commencer. Une particularité cependant, chacun des
5 domaines de recherches doit être abouti avant d’avancer le long des 6000 ans,
divisés en huit couverts par le jeu, ce qui évite les déséquilibres trop
flagrants. Lors de vos conquêtes, qui augmentent votre zone d’influence, vous
pouvez vous retrouver avec des anachronismes comme Empire Earth nous en offrait.
Ne pensez vous pas que des bombardiers furtifs contre des cavaliers ait de quoi
faire sourire ?
Clair, net et précis
Dans
ce titre, les designers ont privilégié la clarté d’affichage pour faciliter les
batailles de grandes troupes. En effet, sans atteindre les milliers de
combattants vus dans American Conquest, plus on avance dans le jeu, plus cela
s’avère fréquent. Le terrain (jungle, montagne, lac…) a un petit air de déjà vu
avec Age Of Empires. D’ailleurs, les habitués retrouveront leurs marques en ce
qui concerne l’interface. Big Huge a même pensé aux réfractaires du micro
management en incluant l’option reposante (autocitizen) par le biais de laquelle
on laisse les citoyens et paysans construire ou chercher les ressources (comme
ça, on peut aller chercher une glace sans se faire de soucis pour la partie :)
hum hum …). Comme l’I.A. est au point,
c’est
une vraie réussite ! Les cartes sont en 2D, mais les unités sont modélisées en
3D. Chacune respecte la couleur culturelle de son pays, avec des détails
vestimentaires très fins, et chaque continent se différencie des autres. Les
bâtiments fonctionnent de la même manière, et à l’instar de Sim City 4 ils se
noircissent avec la pollution. Les petites animations très coulées ne sont pas
en reste : le ressac de la mer, les grues soulèvent des matériaux, tournent, les
paysans s’affairent avant de prendre peur devant les armées et s’enfuient en
gesticulant et en criant. Les musiques orchestrales sont adaptées à la situation
et au peuple, parmi les cliquetis des armes s’entrechoquant, retentissent, par
exemple, des percussions africaines aux accents de danse guerrière (très belle
phrase n’est-ce pas ?)(NDRL : t’es un poète Jeff ^^)
Un jeu aux ingrédients bien mélangés
Malgré
un système de diplomatie assez maigre (déclarer la guerre, proposer un traité de
paix ou une alliance économique), Rise of Nations nous procure le plaisir que
l’on est en droit d’attendre d’un jeu qui était aussi prometteur. Une durée de
vie conséquente agrémentée d’une I.A. ennemie réactive, nourrit une réalisation
qui sans se montrer exceptionnelle est très léchée. Un jeu bourré de qualités
qui vous fera vivre des parties intenses de plaisir !

NOTES :
+ Civilization en temps réel
+ Upgrades dans tous les sens
+ Parties nerveuses
+ Réalisation soignée
+ I.A. fine
+ Editeur de cartes intuitif
- Parfois fouillis
- On peut s’y perdre dans les upgrades
| Graphismes |
14/20 |
Des graphismes un peu décevants comparés à ce qu’on a vu dans d’autres
jeux du même genre. Dommage qu’il n’y est pas plus d’animations !!! |
| Jouabilité |
17/20 |
Un gameplay pratique et attirant ! Un jeu qui va sûrement beaucoup
plaire aux amateurs du genre !!! |
| Durée de vie |
17/20 |
Une durée de vie très satisfaisante compte tenu du nombre de nations
proposées, des différents modes présents et bien sûr le mode multijoueur. |
| Bande sonore |
14/20 |
Un environnement sonore un peu pauvre avec quelques musiques assez
ennuyeux et des effets en nombre réduits !!! |
| VERDICT |
16/20 |
Un très bon jeu dans son genre qui rappellera les mythiques
Civilization et Ages of Empires. Un titres assez sympathique avec son très
bon gameplay, mais on regrettera la réalisation un peu décevante !!! |