
Configuration minimum : Pentium III 800 MHz, 128 Mo RAM, carte 3D 64 Mo, Win
98/ME/2000/XP
Testé avec : Athlon 1800+, 512Mo de RAM, Gforce 4 TI 4200, Win XP
Les FPS sont monnaie courante sur PC. Après un Medal of Honor qui nous plongeait
parfaitement dans l’ambiance de la seconde guerre mondiale, Vietcong arrive et
nous propose d’entrer en pleine guerre du vietnam. Rien que le concept est
alléchant, mais la qualité est-elle réellement au rendez-vous, réponse dans
quelques lignes…
Solo, et multi
Dans le mode solo, vous incarnez Steve R. Hawkins., épaulé par toute une équipe
: le radioman (Peter James Defort), le médecin (Joe Crocker),le mitrailleur (Hornster),
le sapeur (Bronson) et le guide (Le Duy Nhut, un vietnamien qui a le même accent
anglais qu’un russe qui parlerait l’espagnol, tripant). Ceci est une des
caractéristiques principales du jeu, puisque vous n’opérez pas seul, mais avec
cinq soldats ayant chacun leurs particularités. De ce fait, vous devez veiller
constamment à la survie de vos coéquipiers. Si l’un d’entre eux meure, toute la
mission échoue. Votre but est simple : vaincre les vietcongs.
Comme tout bon FPS qui se respecte, Vietcong inclue un mode multi joueur. Il
comporte une dizaine de maps assez variées. Capture the falg, death match…tous
les types sont là. On choisit le camp viet ou ricain, puis, on peut être sniper,
soldat, médecin, radioman ou mitrailleur avec environ une dizaine d’armes pour
chaque équipe.
On s'y croirait!
Vietcong n’est pas un FPS comme les autres. En effet, ici, ce n’est pas « Je
fonce dans le tas et je défonce tout ce qui bouge tout » comme dans un Unreal
(que je ne critique pas, c’est un autre style).
Le principe du jeu réside dans la capacité à entendre et voir ses ennemis. Ici,
vous avancez, pour la plupart du temps, dans une jungle hostile et verdoyante.
Un silence de mort. Vous suivez tranquillement votre guide, qui marche
lentement, en regardant de part et d’autre tout autour de lui. Tout à coup, il s’arrête, il
a repéré quelque chose. Il se retourne et vous chuchote : « Trung si (il vous
surnomme comme ça), viets cachés dans fougères pas loin ». Pas le temps de vous
retourner, que vous vous rendez compte que les vietcongs vous ont pris pour
cible. Il faut alors réagir rapidement et les éliminer. Les viets sont très
malins, et n’hésitent pas à poser des piègent au sol. Il faut donc être très
attentif au moindre bruit ou mouvement, car ceux-ci maîtrisent l’art du
camouflage. Les embuscades sont monnaie
courante dans ce jeu, ce qui provoque
au joueur un état d’attente et de stress permanent, puisqu’on se demande tout le
temps ce qui va nous tomber sur la tête ! Du coté de l’ambiance, on peut dire
que les concepteurs ont su retranscrire la guerre du Vietnam (du moins comme je
l’imagine !). Ils n’ont d’ailleurs pas oublié les tunnels des vietcongs (une
mission vous propose notamment d’en infiltrer un, on se retrouve nez à nez avec
eux, il faut être très rapide et tirer le premier, sinon, c’est la mort assurée
!). Fort heureusement, même si ce genre de mission arrive souvent, les
concepteurs ont su varié le plaisir : aller chercher des alliés pris
prisonniers, défendre le camp attaqué par l’ennemi…
De plus, on sent que la mise en scène a été travaillée, ce qui nous plonge
parfaitement dans l’ambiance.
L’esprit oui, mais le technique ?
Du côté graphismes, la claque ! Les environnements sont sublimes.
La jungle est très détaillée (ils ont étudiéz minutieusement la faune locale, de
manière a composer un univers fidele a la realite), et le jeu ne souffre d’aucun ralentissements, pourvu
que vous ayez un pc convenable. La distance d’affichage n’est pas très
importante. Cela se voit principalement lorsque l’on sort de la jungle, et l’on
arrive dans un espace où l’on voit l’horizon, même si cela arrive rarement. Les
armes sont assez bien modélisées, et les personnages sont biens rendus,
notamment les visages de vos coéquipiers crados ou pleins de peinture.
Niveau jouabilité, le principe du jeu est assez classique, même si la prise en
main demande un petit temps d’adaptation. On peut demander à son médecin de nous
soigner, dire à nos hommes de se stopper, s’arrêter…bref, quelques ordres assez
simples.
Au point de vue du son, c’est quasi-parfait. Le souci du détail est tel que
lorsque une balle vous frôlera, vous entendrez un sifflement aigu ; ou encore
quand une grenade explosera à proximité, vous serez assourdi quelques instants :
très réaliste. Le seul défaut est le sous-titrage en français des voix
anglaises, on aurait aimé des voix françaises.