Dernièrement
ce sont déroulés 2 événements en France qui annonçaient un avenir meilleur pour
le jeu vidéo français. Les e.magiciens se sont tenu à Valenciennes fin novembre
et la manifestation, dont la question était « l’industrie vidéoludique », a
réuni de nombreux acteurs de la scène des nouvelles technologies. Le bilan se
révèle prometteur et la création de nombreuses écoles supérieures d’enseignement
aux métiers du jeu vidéo témoigne premièrement de l’appel de savoir-faire et de
créativité de la part des boîtes et deuxièmement de l’envie des étudiants
d’acquérir un certain professionnalisme mais surtout la reconnaissance d’un
métier d’avenir. Rappelons en effet que le jeu vidéo est passé loisir No1 dans
le monde et qu’il dépasse le budget cinématographique faisant de lui un art à
part entière aux enjeux économiques plus qu’importants : Fini le temps où
quelques étudiants créaient un jeu vidéo dans leur garage, aujourd’hui c’est de
20 à plus de 100 professionnels et des budgets pouvant dépasser les 150 millions
de dollars que nécessite la création d’un jeu. Ces nouvelles écoles du jeu vidéo
proposent donc un enseignement toujours poussé et plus ou moins ciblé. Certaines
offrent une formation dans une spécialité unique (comme l’infographie) et
d’autre une formation plus large pour game-designer ou chef de projet. Autre
débouché : le cinéma d’animation qui depuis quelques années prend son envol ;
Toy Story, Final Fantasy, Shrek et prochainement Kaena en sont la preuve. En
avril prochain sort effectivement dans les salles noires le premier film
d’animation en images de synthèse européens conçu par Xilam (des petits français
^^). Ce projet réalisé en 3D CGI, utilisé pour Final Fantasy, entièrement
produit et post-produit sur pc signera la consécration du savoir-faire français
trop souvent exporté depuis bien des années. Lors de la projection des premières
scènes de Kaena aux e.magiciens fût également annoncée la sortie officielle du
jeu PS2 (toujours réalisé par Xilam) qui sortira en même temps que le film, puis
ultérieurement la version PC et Xbox. Tout cela montre que si la France connaît
une crise en ce moment ce n’est que pour mieux revenir à la charge avec une
force créative et des moyens qui - espérons le- lui permettra d’entrée avec
fracas dans la concurrence mondiale.
Parallèlement aux e.magiciens, avait lieu à Paris le salon de l’éducation qui
présentait pour la première fois une compétition estudiantine de jeux vidéo. Là
aussi l’engouement soulevé par cette compétition, avec une participation active
des plus grandes écoles françaises et une grosse fréquentation des visiteurs,
est plus que prometteur. Nous, véritables amoureux, ne pouvons que nous réjouir
de toutes ces initiatives qui prouvent au grand public que le jeu vidéo
s’annonce comme le loisir ET le métier le plus beau et prometteur des nouvelles
générations…