
Je
profite de mon retour de « vacances » pour vous présenter le prochain
blockbuster de Sony réalisé par Studio Cambridge (auteurs de MediEvil). Primal
est le type même du projet dont on parle peu et qui fera très très mal lors de
sa sortie en février. Le jeu étant dans sa phase de peaufinage, on peut déjà en
estimer la valeur en partie. Ce projet d’envergure va-t-il réussir à trouver sa
place dans le cœur des joueurs?

Primal,
dont le nom de code était Fable ( tiens pourquoi ont-ils changé le nom ?!), est
une graine qui a mis plusieurs années à germer dans un désir de perfection,
passant d’un style magique/fantasy à une ambiance de plus en plus glauque. La
volonté initiale des développeurs était d’arriver à un jeu plus mature et
réaliste que MediEvil, mais de garder le côté original pour éviter de proposer
un produit avec un air de déjà-vu. Pour cela tous les moyens leur ont été
donnés ; que se soit une liberté de créativité, de moyens financiers, ou de
temps…Il fallut près de 3ans à l’équipe pour nous pondre le moteur graphique
(spécialisé pour la PS2) hallucinant de Primal. Ce dernier d’ailleurs risque
fort d’être utilisé pour 2 ou 3 autres projets. Ce qui fait la force de Primal
est sa cohérence et son unité, chaque élément a été étudié, réfléchit et
incorporé dans un tout créant une ambiance unique où aventure, personnages,
mondes, design sont liés les uns aux autres. L’héroïne, Jen, est une jeune fille
cynique et qui a extrêmement confiance en elle. Elle se retrouve transportée du
monde réel appelé Mortalis vers un monde parallèle : Oblivion. Le lieu qui se
situe entre ces deux mondes se nomme Nexus, et c’est là que s’affrontent les
forces de l’ordre et celles du chaos. Elle y rencontrera, entre autres, l’oracle
Chronos qui lui expliquera dès lors qu’elle a été choisie pour faire revenir
l’équilibre naturel des forces, car le chaos semble renverser cet équilibre si
fragile. Pour cela Jen devra aller dans les 4 royaumes d’Oblivion : Solum, Aquis,
Aetha et Volcas pour déjouer les plans du dieu Abaddon qui est en train de se
former une armée. Chaque royaume est régi par des règles universelles mais aussi
par ses

propres
règles, peuples (qui ont un rôle capital) et environnements. Heureusement Jen
n’est pas seul pour accomplir sa destiné car Scree, une sorte de gargouille de
pierre, sera là pour lui servir de guide, de mentor et d’ami. Voilà globalement
le décor scénaristique du jeu. Notez bien que ces deux personnages sont jouables
et interchangeables à volonté d’une simple pression sur SELECT ce qui promet une
gestion des compétences et aptitudes de chacun pour pouvoir avancer, et je ne
parle pas dans le vide. Votre progression dépendra vraiment de votre capacité à
faire collaborer Jen et Scree. D’ailleurs ils auront des pouvoirs variant avec
le royaume dans lequel ils évolueront. Par exemple, à Solum Jen aura une course
plus rapide, des sauts plus amples alors qu’à Aquis, le royaume sous-marin, elle
apprendra à respirer sous l’eau, communiquer par télépathie, ralentir le temps,
etc... Scree quant à lui, pourra grimper certaines parois, contrôler les statues
de pierre, ou même se fondre dans le décor (faisant de lui un espion idéal).
Autre phénomène intéressant est la capacité de Jen à se transformer en primal,
elle en possède 4 formes différentes. Une transformation sous-entend une
modification de son physique ainsi que de ses actions possibles surtout en
combat, car qu’on se le dise les combats seront légion dans Primal. Ce qui me
permet d’enchaîner sur le bestiaire d’Oblivion. Le designer Chris Sorrell a
laissé libre court à son imagination avec pour mot d’ordre : effrayant. Les
ennemis ont bénéficié d’autant de travail que les héros et leur niveau de
détails est bluffant de vie et de cohérence. Les fans de série à la buffy, Dark
angel ou autres X-files vont être ravis…

Et
cette exigence du détail se retrouve également dans les décors à l’architecture
recherchée évidente. Primal vous invitera à une évasion totale, soyez en sûrs.
Bien qu’il y eût un storyboard papier, une autre technique a vue le jour ici, à
savoir un storyboard 3D appelé « animatics » qui se révèle très utile car il
laisse plus de flexibilité en cas de modification et chaque élément peut y être
déplacé assez facilement, notamment les caméras et implémenter ainsi un timing
plus précis dans les dialogues. Doté d’une réalisation percutante aux graphismes
détaillés, d’une ambiance unique et cohérente, d’un scénario largement supérieur
à la moyenne et d’un système de jeu basé sur un duo vraiment intéressant et une
foule de petits à-côtés (support 50/60Hrz, etc…) Primal s’annonce comme LE jeu
aventure/action PS2 2003. Attendons la sortie pour voir si la maniabilité
viendra confirmer mes dires, sur ce je vous laisse avec ces quelques bonus
disponnible sur le site du jeu (fond d'écran, image, musique, économiseur
d'écran,etc...).
Voici le
site officiel en
français !