
J’ai eu l’honneur et la chance de pouvoir mettre la main sur la version
finale de ce jeu très attendu qu’est SPLINTER CELL ^_^…Voici donc, pour vous,
mes premières impressions sur cette bombe vidéoludique ainsi que quelques
rappels pour ceux du fond qui ont dormi.
Qu’est ce que Splinter Cell ?
Splinter
Cell s’est révélé être l’une des plus grandes surprises - avec Orta- lors de sa
présentation à l’E3. Le titre d’Ubi Soft Montréal avait déjà à l’époque tout
pour devenir une véritable bombe ; et lorsqu’on y regarde bien son concept nous
est familier et pas foncièrement original car il s’agit d’action-infiltration.
D’où l’apparition très rapide de la comparaison entre Splinter et MGS2.
D’ailleurs les développeurs peuvent remercier Maître Kojima pour certaines
idées. Mais ne vous y trompez pas, les points communs entre Splinter et mgs2 se
limitent au gameplay comme nous le verrons ultérieurement. Le scénario quant à
lui a été élaboré en collaboration avec le célèbre romancier Tom Clancy… Donc on
été en droit de s’attendre à une intrigue assez complexe digne des meilleurs
films d’espionnage. Le héros qu’on vous propose d’incarner s’appelle Sam Fisher.
Cet agent spécial n’a pas grand-chose à envier à notre Snake (bien que celui-ci
ait plus de charisme à mon goût), car il fait partie du Third Echelon, une des
ramifications secrètes de la NSA, chargée d’assurer la sécurité des USA. Aidé de
toutes les techniques commandos existantes, il devra déjouer un complot au cours
des 14 missions qui l’attendent.
Des airs de déjà-vu :
Pour
commencer, Splinter se joue à la troisième personne avec caméra dynamique. On
peut à tout instant, via le stick analogique droit, modifier comme bon nous
semble l’angle de caméra (tout comme dans SoulReaver). Pratique allez vous vous
dire, pourtant j’y mets un bémol car la caméra n’est nullement autonome et très
vite on se lasse de la placer nous-même. Une fois la partie lancée, on comprend
pourquoi certains parlent de mgs-like. Sam peut se mouvoir tel un snake au
meilleur de sa forme, se débarrasser discrètement des sentinelles en leur
assenant un bon coup de crosse, ou en leur sautant dessus, cacher les corps,
prendre en otage un terroriste, etc…Cela vous rappelle sûrement le bébé de
Kojima. Heureusement Splinter ajoute à cela ses propres idées toutes aussi
innovantes comme la possibilité d’entrouvrir les portes pour jeter un coup d’œil
furtif, ou même y glisser une Opti-wand, une mini caméra à fibre optique -
l’effet est fantastique de réalisme, merci la xbox-. Autre idée intéressante est
la jauge d’ombre qui vous indique votre degré d’exposition à la lumière et donc
vous évite d’être repéré. Notons au passage que l’IA du jeu est tout à fait
convaincante, les gardes vous repère si vous faites trop de bruit, vous
cherchent, établissent des stratégies durant les fusillades, détectent les
cadavres, et bien sûr votre ombre. Présenté ainsi, Splinter s’apparente
effectivement à un mgs-like ; pourtant manette en main, on a beaucoup plus
l’impression de jouer à un syphon filter (série playstation). Cela est surtout
dû à l’action qui est beaucoup plus libre et fréquente que dans mgs2. Pour les
phases de gunfight les développeurs ont trouvé un bon compromis entre vue à la
première et troisième personne, c’est-à-dire une vue d’épaule impressionnante et
jouable. De plus notre héros bénéficie de nombreux mouvements variés permettant
des situations jamais vues : il se suspend aux parois, monte à la corde, glisse,
s’accroche aux canalisations, se hisse au plafond en grand écart, etc…Le tout
dans la classe et le professionnalisme. Notons également que l’interactivité
avec le décor est tout à fait satisfaisante. Vous l’aurez compris, Splinter a
largement tenu ses promesses en tout point.
Impressions pures et dures :
J’ai
eu la possibilité de jouer quelques heures à cette bombe attendue sur xbox et
PC, voici donc mes premières impressions et sentiments. J’allume la bête, je
prends ma manette et je me lance… La première claque est visuelle, cela ne fait
aucun doute Splinter est beau à en pleurer. La réalisation est exceptionnelle :
gestion d’ombre et lumière en temps réel jamais atteinte (j’avoue être resté
quelques minutes les yeux grands ouverts), ajoutez à cela des textures
saisissantes et vous obtenez un graphisme photo-réaliste. Sur le temps que j’y
ai passé, je n’ai noté absolument aucun ralentissement et Sam nous semble être
fait de chair et d’os tellement ses mouvements sont naturels et fluides, les
niveaux sont immenses et extrêmement bien pensés. Le sound desgin fait honneur
au jeu. En quelques minutes, la majeure partie des mouvements est assimilée tant
ils sont instinctifs. J’étais totalement convaincu du potentiel de Splinter…Jusqu’à
ce que ce système de caméra vienne me calmer. Il est fort regrettable que chaque
action en devienne plus longue - un comble pour ce genre de jeu- car il faut
constamment replacer la caméra. Il faut dès lors quelques heures pour réussir à
contrôler en simultané notre héros et la caméra. Cela étouffe énormément le jeu
à mon avis, et c’est d’autant plus décevant lorsque le jeu est sublime. Cela dit
je vous rassure amplement Splinter EST une bombe qui sera à posséder absolument,
car il nous donne le plus important : le plaisir du jeu. Dernière impression
avant de vous laisser souffrir d’impatience car je veux insiter, dans la
pratique Splinter ressemble plus à syphon filter qu’à mgs2…Et si l’on veut
absolument une comparaison entre ces 2 monstres, je dirais que chacun offre son
expérience propre avec pour ma part une préférence pour le génie de Kojima.